Grand débat national : Chiche !

Le Président de la République a révélé dimanche soir sa Lettre aux Français pour lancer le Grand débat national souhaité après le malaise exprimé à travers le mouvement des gilets jaunes.

L’utilité de ce grand débat national est d’ores et déjà conditionnée à la mise en oeuvre de mesures concrètes qui devront indéniablement être prises dans sa foulée suite aux positions les plus consensuelles qui auront pu émerger.

Par souci d’efficacité, les progressistes estiment qu’il aurait été plus pertinent de focaliser le débat sur les questions de pouvoir d’achat, de fiscalité et de justice sociale plutôt que sur des thèmes comme la laïcité ou l’immigration qui n’étaient nullement au coeur des revendications exprimées ces derniers mois. La recherche systématique de boucs émissaires (chômeurs, étrangers…) ne doit plus être l’arbre médiatique qui cache la misère humaine.

Fidèle à son esprit constructif et rassembleur, et parce que le débat d’idées doit rester au coeur de notre système démocratique, le Mouvement des Progressistes appelle tous ses membres, ses amis et sympathisants à participer le plus largement possible et partout où il se tiendra au grand débat ouvert.

Il est impératif que les voix de la justice sociale, de la solidarité et de la transition écologique s’expriment haut et fort afin que ce débat permette d’avancer vers un progrès réel au bénéfice de l’ensemble des Françaises et des Français et tout particulièrement des plus démunis.

Le Mouvement des Progressistes sera particulièrement attentif à la mise en oeuvre de solutions concrètes concernant la taxation du capital, sujet très présent ces dernières semaines dans les revendications et qui devrait également émerger du débat public.

Paris, le 15 janvier 2019

Auteur : Mouvement des Progressistes

1 commentaire

  1. Si ce débat se révélait n’être qu’une mise en scène destinée à valider les choix déjà faits par le gouvernement comme pourrait le faire craindre l’ajout de sujets pas vraiment dans le débat public et sembler en exclure d’autres comme la justice fiscale par la taxation du capital par exemple, l’onde de choc dans l’opinion risquerait d’être plus dévastatrice que les manifs sur les Champs-Elysées.
    On ne peut pas engager ce débat en cantonnant celui-ci au champs baisse d’impôt, coupé dans les services publics.

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