Grève dans la Fonction publique – Améliorons les conditions de travail, intégrons le sport, sur le temps de travail, dans la fonction publique…comme dans le privé !

Les fonctionnaires sont en grève…Améliorons les conditions de travail, intégrons le sport sur le temps de travail, dans la fonction publique…comme dans le privé !

Aujourd’hui, mardi 10 octobre, 5,2 millions de fonctionnaires sont appelés à descendre dans la rue pour notamment défendre leur pouvoir d’achat et s’opposer au rétablissement de la journée de carence.

Des fonctionnaires qui en ont justement assez de s’entendre traiter comme une charge, un simple coût pour notre société alors qu’ils sont la force même de nos services publics. Des services publics de proximité, de qualité, au service de tous, et tout particulièrement des plus démunis, que nous devons préserver et développer partout où ils sont utiles et nécessaires.

En accord avec l’engagement de campagne du candidat Emmanuel Macron, il serait tout simplement juste et progressiste que les pouvoirs publics prennent aujourd’hui les mesures pour véritablement augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Des mesures de justice sociale tant attendues !

Journée de carence ? Plutôt que de chercher à punir les absents à partir d’une vision étroite et restrictive de l’absentéisme, pourquoi ne pas tenter d’améliorer la situation des fonctionnaires et combattre le mal-être au travail, dans le secteur public comme dans le privé ?

L’amélioration des conditions de travail, la recherche d’une meilleure cohésion d’équipe, du bien-être dans l’entreprise, une utopie ? Attaquons-nous au mal à sa racine pour réduire efficacement et justement l’absentéisme. Cela sans en passer par des journées de carence qui viennent injustement « punir » de suppression de salaire des agents qui sont, disons-le, dans la grande majorité des cas réellement malades.

Alors soyons audacieux, tentons le sport au travail pour améliorer la vie des salariés…dans la fonction publique comme dans les entreprises du privé !

L’article L.100-1 du code du sport indique à cet égard que les activités physiques et sportives constituent un élément important de l’éducation, de la culture, de l’intégration et de la vie sociale, qu’elles contribuent notamment à la santé et que la promotion et le développement des activités physiques et sportives pour tous sont d’intérêt général.

Puisqu’il est par ailleurs inscrit sur le site du ministère du sport que « la promotion de l’exercice physique sous toutes ses formes est une priorité de santé publique qui vise notamment à prévenir les maladies chroniques et la perte d’autonomie. »

Puisque de nombreuses études, dont celles de l’INSERM, ont montré que faire du sport dans la journée pouvait aider à contrôler son équilibre vie professionnelle/vie privée et que la pratique d’un sport favorisait non seulement la forme des employés mais aussi la cohésion d’équipe.

Il serait alors grand temps d’inscrire la pratique d’une activité physique et sportive dans l’entreprise et sur le temps de travail. 1 heure, 2 heures de sport par semaine pour tous les salariés le souhaitant, ce serait un bénéfice à moyen terme pour toute notre société. Un mieux être au travail vecteur de bien-être général et donc de réduction de l’absentéisme. C’est indéniable.

A titre d’exemple, la Ville de Poissy (78) a décidé fin 2016 de proposer à ses 853 agents de pratiquer, sur leur temps de travail, une activité sportive à raison de 2h/semaine. Cela dans le but d’apporter du bien-être aux agents et…de lutter contre l’absentéisme.

Soyons audacieux, soyons progressistes, créons un droit au sport comme outil d’épanouissement et de meilleure perception de soi. Un outil pour améliorer les conditions de travail des fonctionnaires mais aussi des salariés du privé.

Auteur : François Béchieau

4 commentaires

  1. Même si Michel Serres nous dit que « c’est le corps qui commence et d’ailleurs que tout écrivain sait parfaitement qu’il écrit avec les pieds, parce qu’il faut d’abord marcher ou sauter ou danser pour avoir en soi un rythme qui correspond au rythme du corps », je ne crois pas que les manifestants ont essentiellement battu le pavé pour trouver un rythme ni pour « tenter le sport au travail » mais bien contre leurs salaires bloqués, la hausse de la CSG, le retour de la journée de carence et aussi la suppression prévue de 120 mille d’entre eux! »

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    • Oui, merci de le préciser, les fonctionnaires en grève hier n’ont pas cessé le travail pour réclamer de faire du sport…

      Comme il est dit dans l’article, « en accord avec l’engagement de campagne du candidat Emmanuel Macron, il serait tout simplement juste et progressiste que les pouvoirs publics prennent aujourd’hui les mesures pour véritablement augmenter le pouvoir d’achat des fonctionnaires. Des mesures de justice sociale tant attendues ! »

      Et le rétablissement de la journée de carence alors ? Solution de facilité, tellement injuste, pour lutter contre l’absentéisme, un vrai problème de société…Que faire ?

      S’attaquer au mal-être au travail par l’accès au sport peut être une voie à exploiter.

      Elle l’est déjà à titre expérimental et, à priori, cela porte ses fruits.

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  2. Voici une proposition concrete et audacieuse. J’ajoute simplement l’observation des bienfaits de la manifestation qui fait faire de la marche a pied a beaucoup.

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    • Oui, en effet, manifester en marchant, ça sert à faire avancer des idées, ça sert aussi à préserver sa santé et à se sentir mieux. Très bien donc…

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