Le député Sébastien Nadot exclu du groupe REM après son vote contre le budget 2019

Après avoir voté contre le budget 2019, qu’il juge digne d’un « dirigisme gouvernemental », le député de Haute-Garonne Sébastien Nadot a été exclu du parti La République en Marche.

Le député Sébastien Nadot Crédit : JOEL SAGET / AFP

Un article de RTL – 20 décembre 2018 Leia Hoarau et AFP

Le député de Haute-Garonne Sébastien Nadot, issu du Mouvement des progressistes, a été écarté du groupe La République en Marche (REM) de l’Assemblée après avoir voté, jeudi 20 décembre, contre le projet de budget 2019, marquant la première exclusion d’un « marcheur », a-t-on appris auprès du groupe majoritaire.

Le bureau du groupe, « convoqué ce soir en réunion extraordinaire sous la présidence de Gilles Le Gendre, a décidé à l’unanimité des présents l’exclusion du groupe de Sébastien Nadot« , selon un communiqué du groupe.

L’élu a expliqué dans un communiqué que le budget ne lui paraissait pas avoir atteint « les objectifs fixés » en amont : « Libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique ».

Le député, qui avait tenté de se présenter à la présidentielle pour le mouvement de l’ancien dirigeant communiste Robert Hue, a également estimé que « la représentation nationale n’a(vait) pas été suffisamment entendue pour que le budget 2019 intègre les réalités de terrain et les aspirations d’une majorité de Français », critiquant le « dirigisme gouvernemental ».

« Vote contre, péché mortel »

Dans la foulée de ce vote, il a été convoqué par le président du groupe majoritaire, Gilles Le Gendre. M. Nadot a alors « confirmé et motivé son vote défavorable« , selon le groupe, qui souligne que « le vote du budget est l’acte essentiel qui témoigne de l’appartenance à une majorité parlementaire : voter contre revient à s’en exclure ».

Le numéro un du PCF Fabien Roussel a salué sur Twitter la décision du député : « Explications claires, choix courageux ». Un « marcheur » ex-socialiste, Yves Daniel, s’est par ailleurs abstenu.

Le groupe REM a, à plusieurs reprises, affiché comme règle : « abstention, péché véniel ; vote contre, péché mortel ». Jean-Michel Clément (ancien PS) avait quitté REM de lui-même après avoir voté contre le texte asile-immigration, une autre « marcheuse », Aina Kuric ayant elle pu rester au groupe, malgré un vote identique en nouvelle lecture de ce même texte.


Auteur : Mouvement des Progressistes

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