CAE CAI et après ? Quels moyens pour nos écoles ?

Sur le Vaucluse, la plupart des personnes recrutées comme secrétaires au sein des écoles élémentaires partiront bientôt. La raison ? Leurs contrats précaires – CAE CUI – se terminent et aucun budget n’a été prévu pour leur renouvellement.

Alors que, jusqu’en avril dernier, le ministère pour l’emploi publiait chaque semestre une circulaire fixant le volume global de contrats aidés (CUI-CAE, CUI-CIE, Contrat avenir) attribué à chaque région, les préfets ont reçu au mois d’août l’ordre d’en finir avec les contrats aidés à destination des entreprises. Ces contrats devant être désormais réservés à l’Etat, aux collectivités locales ainsi qu’à certaines associations .

Au budget 2017, 110 000 contrats aidés avaient été prévus pour l’Education nationale, une «enveloppe» allouée afin d’assurer la rentrée scolaire et «assurer l’accompagnement des enfants handicapés». Mais cela était sans compter le mécontentement de la ministre du travail actuelle, Muriel PENICAUD, qui, en septembre dernier, a qualifié ces contrats aidés  de «  coûteux » et « inefficaces », et a demandé leur diminution dès le second semestre 2017.

Dans certaines académies, les instructions sont d’ores et déjà appliquées. Dans les Bouches-du-Rhône, le Var, la Gironde ou encore le Cher, les rectorats ont déjà suspendu tout renouvellement et tout nouveau recrutement. De quoi inquiéter la communauté scolaire toute entière, enseignants, parents d’élèves, syndicats, notamment sur les moyens nécessaires à l’accueil des enfants porteurs de handicap alors que le Premier ministre avait insisté dans son discours de politique générale  sur l’inclusion des personnes en situation de handicap, une des priorités du quinquennat

Une situation qui n’est pas acceptable. Il est nécessaire d’aider l’école publique à rester digne. Et surtout de faire évoluer vers de vrais métiers de la Fonction publique, stables et pérennes, les personnes aujourd’hui recrutées à titre précaire malgré tout le mal qu’elles se donnent pour bien faire fonctionner l’école. On ne fera pas avancer l’école sans les directrices et directeurs, sans leur donner véritablement les moyens de de se consacrer aux élèves et à l’animation de leur école.

Anne LAROUTIS, Mdp Vaucluse

Auteur : Anne Laroutis

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