Courtoisie, galanterie et liberté pour l’humanité

Mes amies du genre « Homme » ne nous défendons pas de nous parler dans la meilleure des courtoisies.
Importuner dans l’agressivité peut représenter, en tant que genre féminin, une lourdeur pesante qui peut représenter une faute grave à nos yeux de femme ancrés dans le XXIème siècle.
Le titre de la tribune du Monde où Catherine Deneuve a signé choque «  Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle » déjà il y un a un anachronisme du temps. Dans les années 60, les hommes étaient peut-être moins agressifs envers les femmes quoique l’expression « droit de cuissage » était un mot à la mode à l’époque où nos mères avaient 30 ans.
Aujourd’hui, on nous demande nos « 06 » sans ménagement ou « t’es bonne » sans oublier des vulgarités ou autres styles réjouissants quand « Madame promène son… » comme le chante des artistes rappeurs qui s’inspirent de Brel. Dans le cadre du travail, cela peut aussi emmener à une confusion des genres car parfois le genre humain est un peu « crocs-magnon » avec la gente féminine qui lui tient tête. Entre l’étymologie « liberté » qui signifie « condition de l’homme qui n’appartient à aucun maître » et celle du verbe « importuner » veut dire : « fatiguer quelqu’un d’une manière continue, par une action intempestive » cette tribune écrite par des femmes qui ont vécu ne tient pas la route. A en croire le psychiatre et thérapeute de couples Philippe Brenot, auteur, entre autres, de Violences ordinaires des hommes envers les femmes (Odile Jacob), il y a encore un «amalgame» entre ce qui est acceptable et ce qui tient de l’intrusion. Entre faire la cour, insister, voire harceler. «Dans mon cabinet, j’entends souvent des femmes dire : « Il fait pression. » Jamais les hommes. Je pense d’ailleurs que les hommes ont peu ou pas conscience de leurs intrusions dans la vie intime des femmes. Je crois que plutôt que de parler de liberté d’importuner, il faudrait avant tout les éduquer à mieux percevoir « les signaux de réceptivité » comme nous disons dans notre jargon, à éviter les violences ordinaires (tout ce qui est en dessous des coups), et en finir résolument avec l’idée que si une fille dit non, c’est qu’elle veut.»
La solution ? La galanterie, qui n’est pas une agression. C’est une façon de figer une asymétrie entre les sexes. «Il y a plusieurs formes de galanterie, décrypte l’historien Alain Viala : la galanterie loyale, soit l’art d’être agréable dans tous les rapports sociaux, et la galanterie libertine, sexiste.» Dans la première conception, comme le dit une vieille expression : l’homme propose, la femme dispose.
Alors, genre humain, vous savez tous ce qu’il nous reste à faire : conversons de manière galante les uns vis à vis des autres et construisons ensemble un avenir meilleur pour les générations humaines d’aujourd’hui.

Auteur : Anne LAROUTIS

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