E viva la Catalunya

Attention, l’indépendance est sur un fil : mais elle n’offre pas pour autant une victoire massive : « Les Catalans ont montré encore une fois qu’ils ne sont pas contents avec le statu quo, mais je ne pense pas qu’il y a un choix très clair pour l’indépendance non plus », tempère Anton Leis, secrétaire général du Parti socialiste espagnol en France, interrogé par france info. « Le paradoxe, c’est qu’ils ont choisi le parti [Ensemble pour la Catalogne] qui est le moins disposé à faire un dialogue et à essayer de trouver des solutions. » Les trois partis indépendantistes ont obtenu une victoire technique et non populaire. Pour gouverner, les indépendantistes devront donc former une coalition et ce n’est pas gagné.

Ces partis peuvent pâtir de leurs divisions et de leur programme trop flou. Ils ont des oppositions sur de nombreux sujets. Les tensions entre les formations se sont dégradées au fur et à mesure que la liste de Carles Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, montait dans les sondages par rapport au parti d’Esquerra Republicana de Catalunya d’Oriol Junqueras, ex-vice-président de la Catalogne. « Ensemble pour la Catalogne » de Puigdemont et la gauche républicaine de Catalogne ont choisi de faire campagne séparément et cela met une difficulté supplémentaire à trouver une force commune qui permettrait une vraie coupure avec l’Espagne.

C’est une victoire pour les indépendantistes, un désaveu pour Madrid. « c’est le moment pour ouvrir une négociation avec Madrid sur le référendum. Mais pas pour demain. Pour l’année prochaine, ou dans deux années » comme l’a souligné la journaliste Silvia COPPULO invitée de france info. En tout cas, la Catalogne doit y aller par étape, pour ne pas laisser l’Espagne de côté.

Auteur : Anne LAROUTIS

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