Egalité, Egalité vous avez dit… Egalité ?

Dans notre devise « liberté, égalité, fraternité », le deuxième point tient de l’idéal plus que de la réalité tant les écarts de situation persistent entre les citoyens.

En résumé, et suivant les études de l’association « Observance » qui rassemble depuis 2013 une trentaine de chercheurs et d’experts, la France connaît des discriminations entre couches sociales de plusieurs ordres :

– Discriminations financières : depuis 2013, plus d’un quart des revenus appartiennent à 10 % de la population française. Les plus riches possèdent à eux seuls plus du quart des revenus, soit dix fois plus que les 10 % les plus pauvres.

– Discrimination entre les hommes et les femmes : les hommes gagnent 22,8 % de plus que les femmes. En 2014, l’écart entre hommes et femmes était de 442€ net par mois, les les femmes occupant davantage d’emplois à temps partiel ou peu qualifiés. Le taux de pauvreté commence dès l’école.

– Discrimination à l’école : plus de 20 % des élèves issus de familles sans emplois et 10 % d’ enfants d’ouvriers ont déjà redoublé à l’entrée du collège contre seulement 3 % des enfants « cadres ». Dans les SEGPA (classes adaptées aux élèves en difficulté), 90 % des élèves ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. Ces inégalités se retrouvent en fin de parcours scolaire. Les enfants de cadres supérieurs ou d’enseignants ont dix fois plus de chance d’obtenir un bac + 5 que les enfants d’ouvriers et plus des deux tiers (68,8 %) des élèves de l’ENA ont des parents cadres. 63,7 % d’enfants de cadre à Polytechnique et 46 % dans les écoles d’ingénieurs.

– Discrimination devant le « Mal Emploi » : le chômage touche 2,9 millions de personnes en France. Les employés les moins qualifiés sont les premiers touchés par la crise économique. On y compte en moyenne 20 % de chômeurs contre 4 % parmi les cadres supérieurs. Mais Pôle Emploi ne recense pas tout : 1,4 million d’inactifs sont non recensés qui souhaiteraient travailler sans qu’ils parviennent à trouver d’emploi (seniors, femmes au foyer…). Au total, 7,7 millions de personnes seraient en situation de « mal-emploi ».

– Discrimination des « interdis à l’emploi » : 5,4 millions d’emplois sont interdits aux étrangers. Plus d’un emploi sur cinq est de fait rendu inaccessible aux non-Européens. En 2014, 17,2 % des immigrés étaient au chômage, contre 9,1 % de Français.

C’est pourquoi, au MDP, nous nous appliquons à rechercher des solutions, issues de la société civile ou des administrations, qui fonctionnent déjà sur certains territoires et qui seront dévoilées au fur et à mesure en toute bienveillance et clairvoyance.

Lien : http://www.inegalites.fr

Anne LAROUTIS, MdP Vaucluse – Avignon

Auteur : Anne LAROUTIS

1 commentaire

  1. A l’expérience, la politique poursuivie ici, comme les précédentes, ne pourra guère aboutir sans une implication forte des acteurs des quartiers.
    Daniel CANTIN

    Publiez une réponse

Ajoutez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *