Epée de Damoclès au-dessus des départements

Attention, la rigueur automnale est aussi dans les chiffres.

Si nous prenons un exemple, le département du Vaucluse, ce territoire va connaître un abaissement du budget alloué par l’ Etat.

Alors que tout département doit cofinancer l’aide personnalisée d’autonomie (APA, en faveur des personnes âgées dépendantes), le RSA (revenu de solidarité active) et la PCH (prestation de compensation du handicap). D’après l’Assemblée des départements de France (ADF), cela représente 10% des budgets départementaux.

Les recettes ne suivent pas.

L’État a augmenté qu’insuffisamment ses dotations. Et alors, les départements jouent à des jeux de grattage, comme nous, les simples concitoyens. Si nous prenons le 84 comme principe de base, le budget de fonctionnement et de 669, 1 millions d’euros alors que les recettes ne sont que de 582,1 millions d’euros. L’investissement jusqu’en 2028 ne sera basé que sur la « vente des bijoux de famille » et l »aide à l’urgence représentera 65061€ sur le Vaucluse pendant que les autres départements de France toucheront en tout la somme de 200 millions d’euros.

L’objectif du gouvernement est de se subsituer à la Française des Jeux au niveau des départements : il souhaite passer une contrat avec les départements le principe suivant : ‘un département reçoit un budget global de fonctionnement (le fameux « DGF ») à la condition qu’elle maintienne chaque année son budget à… + 1,2 ! La moindre opposition ? Le département incriminé pourra mettre le ticket perdant à la poubelle et… Rejouer l’année prochaine !

Le but pour l’ Etat : chaque euro dépensé pour un département serait d’une rentabilité pour l’ Etat par sou de 75 % ou 100 % sur le montant de la dotation globale de fonctionnement. Une sorte de crédit- rewolving qui est comme un fameux pétillant sans alcool de notre enfance. Inaudore, incolore mais… Explosif !

Auteur : Anne LAROUTIS

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