Être tamponnée par les tampons quand on est une femme

La précarité menstruelle est encore largement méconnue et touche d’innombrables femmes. Car les protections menstruelles ont un coût, difficilement compressible, et qui pèse lourd dans les budgets des femmes qui ont un faible revenu. Rappelons que les femmes représentent la grande majorité des petites payes, 80% des SMICARDS sont des SMICARDES , que les femmes sont davantage touchées par les emplois précaires, les temps partiels contraints, les petites retraites. Les femmes sont en moyenne payées 15% de moins que les hommes, à postes, diplôme et responsabilités égales.
Ces dépenses, pourtant indispensables, pèsent d’autant sur ces budgets déjà petits.
C’est pourquoi, à l’occasion de cette journée du 8 mars, en tant que délégué MDP du 84 je soutiens la proposition de loi pour rendre gratuites ces protections. C’est à la société de prendre en charge ces dépenses, parce que personne n’est responsable du fait d’avoir ses règles. Pourtant la société au niveau santé prend en charge les lunettes, les dents etc. Et pas les premières. Pourquoi ces protections ne sont-elles pas prises en charge? Est-ce parce que les hommes ne sont pas concernés?
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Cette proposition de loi veut mettre fin au scandale sanitaire des protections menstruelles: aujourd’hui il n’y a aucune norme de fabrication. Il peut s’y trouver des composants toxiques, des perturbateurs endocriniens, des traces de glyphosate. Les tampons sont blanchis au chlore, ce qui est absurde. Cette proposition de loi vise à promouvoir l’utilisation de protections réutilisables comme la coupe menstruelle ou les serviettes lavables, dans une optique écologique de réduction des déchets.

Enfin, il faut en finiravec les discriminations faites aux femmes liées aux menstruations. C’est une réalité vécue dans la vie sociale comme au travail. C’est pourquoi nous voulons sensibilisée à la question dès le collège. Il n’est pas acceptable d’entendre encore qu’une femme s’énerve parce qu’elle a ses ragnagnas, comme si elle ne pouvait pas avoir de motif légitime de colère. Ce sont des vexations quotidiennes inacceptables qui conduisent à réduire les femmes à une identité biologique. Nous ne pouvons le tolérer plus longtemps.

A mes sœurs de sang, en équité aux hommes de cœur.

Anne Déléguée Départemental du Vaucluse

Auteur : Anne LAROUTIS

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