La réforme du lycée et du baccalauréat : la colère des lycéens !

Voilà déjà plusieurs semaines que les Gilets Jaunes tentent de faire entendre au gouvernement les erreurs commises depuis le début du quinquennat et le ras-le-bol général des Français. Le gouvernement est déconnecté de la vraie vie et le peuple n’est jamais assez entendu. À côté de cela, les lycéens ont débuté une série de manifestations pour protester contre la réforme du lycée qui commencera à la rentrée 2019 avec les classes de première et contre la nouvelle version du baccalauréat prévue pour 2021.

En soi la réforme du lycée et du baccalauréat proposée a l’air plutôt pertinente mais quelques problèmes restent à pallier et l’un deux concernent le manque d’informations transmis aux élèves et aux équipes pédagogiques. Il faut comprendre la colère des lycéens et faire en sorte que le gouvernement, les lycéens, les parents d’élèves et les personnels de l’Éducation Nationale trouvent un terrain d’entente. L’objectif premier est de répondre aux inquiétudes des lycéens manifestants.

En effet, le souhait de restreindre le nombre d’enseignements de spécialité à deux en terminale ne sera-t-il pas néfaste pour l’entrée dans l’enseignement supérieur où certaines formations comportent d’autres enseignements qui n’auront pu être choisis par les élèves car limités dans leur choix ? De plus, les trois séries d’épreuves communes entre la première et la terminale pour les enseignements de tronc commun ne seront-elles pas trop lourdes pour les élèves ?

Enfin et surtout, il réside un grand problème d’inégalité dans ce grand chantier de réforme. D’une part, les dates des épreuves communes seront fixées par les établissements et les sujets seront tirés d’une banque nationale, ce qui signifie donc que tous les élèves se seront pas soumis aux mêmes examens. D’autre part, la prise en charge du dossier scolaire dans l’attribution du baccalauréat constitue une injustice car le niveau d’exigence et la notation entre un grand lycée parisien et un lycée de province ne sont pas identiques. Il faut régler impérativement ce problème d’inégalité, tous les élèves doivent être confrontés au même niveau de difficulté et avoir les mêmes chances d’obtention du ticket d’entrée dans l’enseignement supérieur.

La réforme a du bon mais il est impératif de rassurer les élèves et les enseignants en répondant à leurs inquiétudes et en résolvant les imperfections pointées du doigt.

Auteur : Adrien ARBEIT

1 commentaire

  1. Les questions posées sont pertinentes. Derrière le sujet de l'(in)égalité face aux épreuves Parcour’sup a déjà fait un gros accroc au principe d’égalité en permettant apparemment l’utilisation de l’établissement d’origine comme paramètre pour le classement produit par l’algorithme des formations supérieures.

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