Le pas chassé de la démocratie contemporaine française

Notre démocratie est un régime politique qui se dit « le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple », c’est le principe de 1793, un gouvernement qui centralise très fortement les prises de décisions. Il s’oppose à des régimes où le pouvoir est détenu par une seule personne comme la monarchie, par un petit groupe d’individus, ce que l’on appelle l’oligarchie.

Plusieurs formes d’exercice du pouvoir par le peuple sont possibles :

– Si on dit « par le peuple », comprenons l’ensemble des personnes ayant le statut de citoyen. On parle alors de démocratie directe ou de démocratie représentative, cette dernière est la plus répandue, c’est celle utilisée à l’heure actuelle qu’on nomme « vote au suffrage universel ». Le suffrage universel peut s’exprimer de deux manières :
suffrage direct lorsque le corps électoral désigne directement son ou ses représentants (par exemple le président de la république française);
suffrage indirect lorsque le corps électoral élit un collège restreint de « grands électeurs », comme au sénat français.

Si on parle d’une démocratie représentative, les citoyens élisent des représentants qui vont exercer le pouvoir en leur nom : ce sont des élus. En France, nous trouvons des représentants à plusieurs niveaux : local (une commune, un département, une région) ou national (Assemblée nationale, présidence de la République).

Le principe du vote, qui veut qu’une majorité l’emporte sur une minorité, ne peut pas constituer le seul mode de prise de décision à l’heure d’internet et des réseaux sociaux car le temps du politique et du citoyen avec la mondialisation de la Toile s’est raccourci inexorablement. C’est pourquoi, la démocratie représentative doit être renforcée en permettant l’expression, l’implication, la participation des citoyens dans les espaces de débat public et les espaces collectifs. Il s’agit alors de démocratie participative, ce qui renforce l’exercice de la citoyenneté.

Au départ, cette façon de penser a été fait par de simple « citoyen » interressé par l’Agora, la parole libérée ce qui est la base d’internet comme les radios libres dans les années 80. Après cela a été instrumentalisé par les extrêmes mais on a déformé les propos. La démocratie participative, c’est dire son avis à ce « d’en haut » pacifiquement. Et c’est ce qui fait peur car comme le temps politique s’est raccourci, le politique ne peut pas « dire » dans l’instant présent son mot.

La démocratie reste un régime fragile qui nécessite de la part des citoyens, individuellement et collectivement, de rester vigilants et de réagir à toute tentative de privation des libertés et plus généralement d’atteinte aux principes des droits de l’Homme.

L’exercice du citoyen suppose alors que la citoyenneté soit instruit et informé pour faire des choix dont il mesure pleinement la portée. Une éducation suffisante et accessible à tous, ainsi que l’accès à l’information, sont les conditions pour aller vers plus de démocratie. Dans le débat, tout le monde doit avoir une place. Mais au final, laquelle fera le pas chassé pour délier son mot ?

Anne LAROUTIS déléguée progressistes 84

Auteur : Anne LAROUTIS

1 commentaire

  1. Vous avez bien raison mais vos propose méritent d’aller plus loin dans l’exercice de nos choix ; tout autant dans nos choix collectif de projet, de critères d’appréciation, de l’apprentissage de nuancer nos propos entre le foui et le non, le pour ou le contre, le : j’aime ou je n »aime pas, et aussi dans le choix de nos représentants à tous les niveaux de notre démocratie.
    Je vous engage à voir les sites de « mieux voter » de « mieux choisir » pour passer d’un mode à choix positif et unique. Le jugement majoritaire permet un nombre d’expression égal au nombre de candidats élevés à la puissance du nombre de nuances sans pour autant compliquer le calcul du résultat.
    A votre disposition
    Daniel Calvignac

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