Le Tsunami au féminin

Devoir penser à tout et avoir l’impression de gérer seule, c’est ce qu’on appelle la « charge mentale » qui pèse sur les femmes.

Il est fort possible que ce fardeau invisible soit au quotidien sur vos frêles épaules. Payer les impôts, rajouter du liquide-vaisselle à la liste de courses, s’occuper de la lessive, nettoyer la salle de bains, remplir ce formulaire d’école, appeler l’assurance… La charge mentale, c’est une to-do list mentale qui ne s’arrête pas. Bref, toutes ces choses qui pèsent sur notre esprit parce qu’on est obligé d’y penser en permanence.

Le constat est sans appel : les hommes et les femmes ne sont pas égaux en droit face à la charge mentale. Car même lorsqu’il y a une égalité apparente au sein du couple, il y a souvent quelque chose que l’on ne prend pas en considération. Ce sont souvent les femmes qui doivent penser aux choses. Les hommes attendent qu’on leur dise de faire les choses. Du coup, on se retrouve dans des situations que tout le monde ou presque a déjà vécu : le fameux « mais ma chérie, t’aurais dû me demander de t’aider, enfin ! ».

Une étude menée par OpinionWay pour La Boulangère nous montre des chiffres édifiants concernant la répartition des tâches ménagères dans les foyers et la perception qu’en ont les femmes. Les femmes sont très souvent surchargées et elles disposent de très peu de temps pour elles, voire pas du tout.  Les hommes sont souvent incapables de comprendre cet épuisement puisqu’ils ne mesurent pas ce que représente la gestion d’une famille. Et même si les jeunes hommes participent davantage aux tâches domestiques, les chiffres sont clairs : les femmes sont toujours en charge du foyer.

D’après les chiffres de l’INSEE, les femmes gèrent 71% des tâches ménagères et 65% des tâches parentales. Le Dr Schneider constate que les femmes ont davantage de rique de burn-out. Selon la psychiatre, certaines périodes sont plus ou moins dures, à l’instar des naissances qui les rendent plus vulnérables dans le post-partum ou de la ménopause. Le couple subit inévitablement les dégâts de ce surmenage. La discussion à ce propos est souvent difficile : l’homme se croit agressé et estime qu’elle n’a qu’à demander davantage d’aide ; de son côté, la femme épuisée se sent incomprise et lasse de devoir toujours expliquer ce qu’il doit faire. Le secret pour les femmes, c’est de se dégager du temps pour soi, et uniquement pour soi et enfin respirer.

La pression de la société est forte sur les femmes. Elles sont censées briller professionnellement et assurer parfaitement leur vie personnelle et familiale. Certains traits de caractère accentuent également la sensibilité à cette pression. Il faut lutter contre cette idée d’être des femmes parfaites c’est notre prochain challenge.

Venez fêter le bonheur et passer un moment agéable loin de la pression le vendredi 30 mars au déjeuner du bonheur féministe Chez Françoise à Avignon (en face du conservatoire).

Anne LAROUTIS, déléguée MDP Vaucluse

Auteur : Anne LAROUTIS

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