Les JO à Paris en 2024 : Yes, we can !

La décision finale approche. Le 13 septembre prochain, nous saurons officiellement si Paris organisera les Jeux Olympiques et Paralympiques (JOP) de 2024. Après deux échecs (celui retentissant de 2012 reste dans toutes les mémoires), cette décision du CIO est attendue par l’ensemble du monde sportif, économique et politique. Quant aux citoyens, ils sont encore partagés sur les opportunités d’accueillir un tel événement sur notre territoire.

Paris et la France ont-ils besoin d’organiser cette grande messe sportive qui se transforme bien souvent en un gouffre financier pour les villes hôtes ?

A mon sens, la réponse est affirmative. C’est un défi qui mérite d’être relevé. Premier événement mondial en terme sportif, les retombées économiques, sociales, politiques, touristiques, médiatiques et financières pourront être des leviers de croissance essentiels pour les années à venir.

A la condition d’être bien pensés, les Jeux Olympiques et Paralympiques à Paris seront l’occasion de montrer le savoir-faire et la compétence de nombreuses entreprises et salariés de notre pays. Un gisement potentiel d’emplois et une dynamisation des territoires qui viendront renforcer l’attractivité de la France aux yeux du monde.

Mais il ne faut pas être naïf. Nous connaissons l’exemple triste d’Athènes qui n’a pas réussi à transformer ses installations en structures pérennes et utilisables par toutes et tous. De plus, cette organisation des JO fût une véritable gabegie financière pour le pays. Nous savons aussi que les coûts initiaux sont régulièrement doublés voir triplés par rapport à la somme initialement prévue.

Le dossier que présente Paris paraît répondre aux défis de JOP nouvels générations :

1°) Coût maîtrisé (95 % des installations sportives existent déjà).
2°) Accessibilité aux personnes à mobilité réduite.
3°) Respect de l’environnement et du développement durable.
4°) Densification et modernisation du réseau de transports en communs.
5°) Développement de la pratique du sport pour toutes et tous en s’assurant de l’utilisation des enceintes sportives.
6°) Répondre à l’insertion des jeunes et au développement des territoires par la reconnaissance du bénévolat et des compétences acquises dans ce cadre.

Il s’agit de ne pas retomber dans les erreurs passées où le gigantisme et le court terme prenaient le pas sur la réflexion de long terme. Pour ce faire, la création d’indicateurs est indispensable. Le citoyen doit connaître les bénéfices (matériels et immatériels) générés par les JOP afin de consentir aux investissements nécessaires et de participer pleinement à cette « grande fête » du sport mondial.

Auteur : Martial Le Boulh

Ajoutez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *