Pouvoir d’achat : La priorité des Français !

Depuis plusieurs semaines, de nombreux citoyens se mobilisent sous différentes formes pour porter diverses revendications.

Si certaines d’entre elles ont un caractère politique disparate, l’essentiel sont l’expression d’un malaise social. Comme la majorité des Français, j’en soutiens certaines et plus particulièrement celles concernant le pouvoir d’achat. Par ailleurs, je déplore les actions violentes inacceptables prodiguées par quelques-uns.

Sans remettre en cause l’indispensable transition écologique, je considère qu’il faut entendre les aspirations à vivre mieux. Car, c’est vrai, le pouvoir d’achat des Français recule. D’après une récente étude, entre 2008 et 2016, les ménages français ont perdu en moyenne 440 euros de revenu annuel disponible.

Pour remédier à ce problème, il faut d’abord poser la question des salaires. En France, ils sont trop bas. Comparativement à nos voisins européens, la France stagne au 11e rang avec un revenu annuel brut de 39 300 € en moyenne contre 43 000 € au Royaume-Uni, 45 000 € environ en Allemagne ou encore 50 000 € en Belgique. Un pays comme le nôtre doit mieux faire. Le SMIC notamment doit être revalorisé.

De même, la question du poids de l’impôt et des taxes se pose. Depuis la suppression de l’ISF, un sentiment légitime d’injustice fiscale se développe chez les Français. Et si, effectivement, l’impôt est indispensable pour financer les services publics et une société solidaire, l’effort fiscal doit être beaucoup mieux réparti. La pression fiscale et les taxes sur les classes moyennes doit être allégée. Le gouvernement doit faire un geste immédiat et important sur cette question.

J’espère vivement que les jours qui viennent vont permettre de résoudre la grave crise que traverse actuellement notre pays.

Jean-Noël CARPENTIER, Maire de Montigny-lès-Cormeilles

Auteur : Jean-Noël Carpentier

1 commentaire

  1. En tant qu’elu je verrai aussi dans ce mouvement qui a émergé a cote de tout corps intermédiaire politique et syndical, un questionnement fort de la démocratie représentative. Ceux qui sont mobilises ne font plus confiance aux élus, et ils le disent. Nous voyons les langues des élus de la majorité ayant une sensibilité de gauche finalement se délier ces jours ci. Fallait il attendre une telle situation pour que les représentant du peuple de la majorité fassent entendre leur voix en toute conscience et indépendance? Cette subordination au desiderata présidentiel et gouvernementaux n’aura t elle pas ete tres prejudiciable a la fonction d’elu? L’avenir le dira.

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