Révolutionnaires ou justes ?

Plus de 229 ans après la révolution française, où en sommes-nous vraiment ? A-t-on vraiment aboli les privilèges lorsque certains de nos élus locaux (maires) aujourd’hui se déplacent tous les jours en véhicule officiel aux frais des concitoyens locaux, plafonnent leur indemnités en cumulant les fonctions électives de base avec d’autres responsabilités parallèles connexes (présidence d’agglomération, de l’hôpital public local, du centre communal d’action sociale, du logement social, des transports publics, etc…) ?

J’avance deux propositions (non de campagne, nous n’y sommes pas encore) mais d’engagement citoyen : si, un jour j’étais élu, je me déplacerais essentiellement à pied dans la ville dont j’aurais la charge et dans toute cette ville, en intégralité et non uniquement dans le coeur ou centre-ville. Et je ne serais à charge financière auprès de mes concitoyens locaux que d’une seule indemnité locale, celle pour laquelle j’aurais été élu, sans cumuler les autres, ni les mandats renouvelés en autres candidatures locales, régionales ou autres et/ou, encore moins, accroché à mon siège d’élu.

Pourquoi réserver ou perdurer à accorder ce type de privilèges à nos élus locaux (?), ce ne sont pas des parrains non plus ! Chiches de la révolution locale : On en reparlera dans le cadre d’élections municipales, je crois, et surtout d’agir pour les habitants d’une ville et non une supra-ville ou de détricoter et amender des politiques précédentes intéressantes et viables, au simple motif d’opposition globale à une précédente mandature, si les actions politiques locales en sont pertinentes dans l’intérêt collectif, et ne plus, non plus, mentir ou oublier ses promesses de campagne. De quoi rendre les électrices et électeurs insatisfaits ou de les lasser et tenter de repasser, être réélu, sur un mini/ maximum populiste local ! Idem, un élu local se doit de recevoir en permanence ou sur r.d.v. ses administrés. Où serait le lien social et sa cohérence politique publique, à l’inverse ? De même, pour rester à l’écoute de sa population, il devrait, élu, continuer à organiser des rencontres avec elle, sans farce et attrape essentiellement communicantes et contre-citoyennes.

Qu’on se le dise, concitoyens locaux, la démocratie locale n’a pas besoin de fard ou de révolutions larvées, si les élus locaux tenaient véritablement leur mission comme des justes, me semble t’il, du moins je m’y emploierais(…) si les électeurs me choisissaient : la révolution locale passe également par la réciprocité démocratique et le sens de l’engagement local, assurément progressiste…

Sincèrement.

Eric MURET
Progressiste
06.21.15.96.23
http://ericmuret.wifeo.com

Auteur : Eric MURET

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