SYRIE : Pour une solution politique

A l’heure ou s’écrivent ses lignes, une offensive terrestre des forces fidèles à Bachar Al-Assad débute dans la Ghouta Orientale. Après des semaines de bombardements intensifs, responsables de la mort de centaine de personnes (hommes, femmes, enfants), la détermination du régime à reprendre pied sur l’ensemble du territoire syrien reste inébranlable.

Encouragé par ses alliés russes et iraniens, le Président syrien reste inflexible. Selon Bachar Al-Assad et ses soutiens, le gouvernement syrien mène une lutte anti-terroriste et aucune pression extérieure ne le détournera de son objectif : Chasser l’ensemble des groupes rebelles du pays.

Sur le plan diplomatique, la situation semble bloquée. Malgré la résolution 2401, votée à l’unanimité par le Conseil de Sécurité de l’ONU, qui devait permettre la mise en œuvre d’une trêve humanitaire, sur le terrain les habitants continuent à subir quotidiennement des bombardements meurtriers.

La visite récente du Ministre français des Affaires Etrangères en Iran peut être considérée comme un échec, tout au moins concernant le conflit syrien. Et le Président Poutine semble préférer régler ses comptes en Angleterre avec un ancien espion plutôt que de répondre aux demandes du Président Macron de tout faire pour que la résolution 2401 soit respectée.

Issue de ce que l’on a appelé les Printemps Arabes de 2011, la révolte du peuple syrien s’est très vite transformée en guerre civile. Face à un pouvoir autiste à toutes formes de revendications pour plus de liberté et de démocratie, les habitants n’ont eu d’autres choix que de prendre les armes. A partir de cet instant, la Syrie a sombré dans le chaos.

Aux attentats succèdent les assassinats. Arrestations, torture et disparitions deviennent le lot quotidien de millions de Syriens. Ce chaos et l’état relativement équilibrée des forces en présence entraînent un pourrissement de la situation politique et militaire. Les intérêts divergents des nombreuses puissances présentes en Syrie (directement ou indirectement) complexifient encore le théâtre syrien. De multiples groupes s’affrontent, se regroupent, se dissolvent et changent régulièrement de stratégies, d’objectifs et de parrains.

Cette internationalisation du conflit syrien explique, en partie, l’impasse dans laquelle le pays se trouve actuellement.

L’espoir né des discussions ouvertes à Genève puis à Astana s’est vite refermé. Et pourtant, seule une solution politique mettra fin à ce conflit destructeur. Il est temps que cesse le bruit des armes !

A l’instar du MdP, les Progressistes, dans leur ensemble, doivent soutenir toutes démarches possibles en vue d’un règlement politique de cette guerre. Un dialogue de haut niveau entre tous les acteurs intéressés doit être encouragé.

Arrêtons les anathèmes et les postures néo-conservatrices antérieures et reprenons le chemin de la diplomatie. C’est actuellement le sens de l’action de la diplomatie française. Comme ils l’ont récemment exprimé, les Progressistes du MdP quant à eux soutiennent et appuient cette démarche de conciliation.

Martial LE BOULH, délégué du MdP aux relations internationales

Auteur : Martial Le Boulh

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