Un plan pour sortir de la pauvreté ?

Après la révélation en début de semaine du 12e Baromètre de la pauvreté qui a notamment montré qu’un Français sur cinq rencontre des difficultés financières pour effectuer trois repas par jour, après la désindexation des prestations sociales et des retraites qui n’évolueront plus en fonction de l’inflation en 2019 et 2020, après les trois à quatre milliards d’euros offerts l’an passé à quelques milliers de plus riches avec la réforme de l’ISF, c’est un plan pauvreté particulièrement attendu que vient d’annoncer ce matin le Président de la République.

Si la fusion des différentes prestations sociales en un revenu universel d’activité devrait venir justement simplifier un système fort compliqué, l’absence de revalorisation de ces prestations est à déplorer.

Repas à un euro, petit déjeuner offert dans les écoles, aides à la création de places en crèches dans les communes les plus démunies, extension à 18 ans de l’obligation de formation, développement massif des dispositifs d’insertion, des moyens supplémentaires accordées à l’aide sociale à l’enfance…Les progressistes ne peuvent que se réjouir de certaines de ces annonces mais il faudra veiller à ce que leur mise en œuvre ne dénature pas de manière substantielle les promesses…

Fidèles à leur esprit constructif et solidaire, les progressistes du MdP resteront vigilants afin que les mesures annoncées soient développées et que l’espoir et la confiance puissent rejaillir chez des millions de nos concitoyens aujourd’hui durement touchés par la pauvreté.

Paris, le 13 septembre 2018

Sofia DJEDDI – Porte-parole nationale du Mouvement des Progressistes

 François BECHIEAU – Secrétaire général du Mouvement des Progressistes

Auteur : Mouvement des Progressistes

1 commentaire

  1. Peut être faut-il briser des tabous, notre perception, nos ressentis. 1 point de TVA (20%) rapporte a peu près 8 milliards, et ce tous les ans. Et si on augmentait la TVA ? On a là un revenu. Certes, une réduction de pouvoir d’achat, (en même temps) mais à ce moment là fallait-il augmenter la CSG ? L’avantage de la TVA est commercial – et donc mondial – les exportations se font hors TVA, (donc pas de majoration) et les importations sont assujettis au même titre qu’un produit fabriqué en France, donc n’influe pas la concurrence. Ce qui laisse une autonomie d’action relative, vis à vis de la mondialisation. Nous avons un déficit commercial … En l’occurrence, au lieu d’augmenter la TVA, il serait plus lisible de créer une CSG. Nos système de prélèvement des prélèvements obligatoires n’est plus adapté à la mondialisation.Pour être créatif il faut sortir des schémas. Notre « schéma » de prélèvement obligatoire est inadapté. C’est pour cela que je reste dubitatif sur la politique « Jupitérienne », elle ne transforme pas, elle ajuste …

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