La France doit mettre fin à l’opération Barkhane au Sahel !
Oct16

La France doit mettre fin à l’opération Barkhane au Sahel !

Dès à présent, la France doit mettre fin à l’opération Barkhane au Sahel…             Les objectifs de l’armée française reposeraient aujourd’hui sur une approche globale (politique, sécuritaire et de développement) qu’il est permis d’interroger faute de questionnement au parlement.             Force est de constater que les contacts avec les dirigeants africains ne confortent pas notre image auprès des populations, à l’exception notable de la visite de François Hollande à Tombouctou, ville libérée un mois après le début des opérations. Il existe désormais un risque bien réel d’insurrection populaire et ainsi de rejet de nos forces. La conjonction prévisible, par procuration, avec les groupes djihadistes dans plusieurs régions est à craindre.             Passant de 4500 à 5100 militaires, qui pourrait croire que nous pourrons « tenir » longtemps un territoire grand comme l’Europe, en dépit du courage et de la ténacité de nos soldats face à des groupes très mobiles. Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’argumentation du gouvernement auprès de nos partenaires ne suscite guère d’enthousiasme, au vu du manque d’engagement en personnels ou de la crainte supposée de groupes capables de commettre des attentats en Europe. Le volet sécuritaire n’est donc fondé que pour empêcher la « prise de Bamako » ou la mise sous tutelle de régions abandonnées par le pouvoir central local.             Pour le développement par contre, on peut considérer Barkhane comme un échec, même si ce n’était pas la mission initiale confiée aux armées en 2013. Combien d’écoles re-construites, de dispensaires implantés, de puits forés ? Combien d’ingénieurs agronomes délégués ? Nous connaissons la réponse.             Le Mouvement des Progressistes réclame dès à présent une conférence internationale de paix pour les pays du Sahel avec pour seul objectif partagé le développement et la sortie d’une situation tragique qui n’a que trop...

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Sauvons la Recherche !
Oct09

Sauvons la Recherche !

            La dépense intérieure de recherche pour la France s’élève aujourd’hui à 50,6 Mds d’euros représentant 2,2% du produit intérieur brut. Un montant manifestement insuffisant au regard des besoins et de la situation de notre recherche nationale. Insuffisant aussi au vu des efforts considérables réalisés en la matière par les pays voisins, l’Allemagne, la Suède, la Finlande, la Suisse et l’Autriche qui dépassent quant à eux la barre des 3% au sein des pays de l’OCDE.  Et le nombre de chercheurs et personnels de soutien en France n’est pas plus probant rapporté au chiffre de la population active, l’administration grignotant de plus en plus de moyens alloués dans de nombreux secteurs.             Alors que la recherche devrait s’organiser au sein des universités en accord avec les enseignements, elle s’effectue trop souvent aujourd’hui au détriment de ces derniers, les étudiants en Master et Doctorat constituant souvent un vivier de « petites mains » précaires au service de quelques mandarins. Et la course aux publications dans des revues de prestige conditionne parfois la survie des labos.  Pour les organismes publics de recherche (CNRS, INSERM, INRA…), les appels à projet prennent beaucoup de temps de rédaction aux responsables tandis que se développe une culture de concurrence entre labos d’une même structure, avec un « management » incompatible avec le temps long de l’expérimentation, de la réflexion critique puis de l’éventuelle application, dans l’industrie ou ailleurs. La recherche théorique et fondamentale se trouve ainsi trop souvent écartée des grandes orientations.  L’ignorance du politique conduit à espérer renforcer les performances scientifiques par de grands équipements en repoussant toujours la question de l’attractivité des carrières. Il ne devrait pourtant pas s’agir de garder coûte que coûte des chercheurs émérites, telle notre récente prix Nobel de chimie, mais bien d’ouvrir les postes de techniciens, ingénieurs et chercheurs, permettant de faire fonctionner les structures et aboutir les programmes.             Plutôt que d’accabler les labos de la recherche publique, il conviendrait de s’interroger sur le manque d’investissement des entreprises françaises qui pourtant jouissent d’un crédit Impôts-recherche qui tourne à la mascarade quand les fonds renforcent les dividendes des actionnaires.  On constate en outre un éparpillement des outils financiers au travers des « agences » dont les cibles ou les missions se chevauchent parfois : « programme » d’investissements d’avenir, « fonds » pour l’industrie et l’innovation, « plans » spécifiques pour l’intelligence artificielle ou la nanoélectronique…etc. Il résulte de ce syndrome de Bercy  un manque de transparence de l’usage des fonds publics, un manque de suivi des dépenses qui devraient pourtant relever d’une expertise indépendante au Parlement. Sans cohérence d’ensemble, s’ajoutent également les dépenses des collectivités (régions, département et communes) qui subventionnent...

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L’eau, bien commun de l’humanité, est-elle en péril ?
Oct08

L’eau, bien commun de l’humanité, est-elle en péril ?

L’eau n’est pas une marchandise mais elle fait pourtant l’objet d’une attention particulière des grands groupes mondialisés. Par l’intermédiaire d’Engie, dont l’Etat est actionnaire, il est encore temps de dénoncer le rachat de Suez par Véolia. Cette fusion n’aura sans doute pas une influence directe sur le prix de l’eau, 4,03 euros/m3, mais sur l’emploi dans les métiers de la production d’eau potable, de la surveillance sanitaire de sa qualité et enfin  de l’assainissement des eaux usées. Au profit des actionnaires, cette incidence sera sans doute variable selon le choix timoré des collectivités en France qui hésitent encore entre la délégation de service public et la régie directe.             Le Mouvement des Progressistes a toujours défendu l’idée d’un service public de l’eau capable d’affronter les défis à venir : diminution de la ressource en lien avec le réchauffement climatique, disparités régionales en terme de pollutions qui impactent les aquifères et augmentent le coût de l’assainissement, nécessité d’améliorer la qualité en s’attaquant aux métaux lourds en trace, aux perturbateurs endocriniens qui affectent la santé au cours du temps.             Face aux grands groupes qui exportent leur savoir-faire prépondérant dans l’activité et déterminant pour leur chiffre d’affaire et ont ainsi une responsabilité directe pour l’accès à l’eau, une charte mondiale s’avère nécessaire pour accompagner le développement humain dans les pays pauvres. Allons-nous admettre que l’usage individuel de 3 litres d’eau par jour au sahel soit taxé ? Est-il raisonnable qu’une ville comme Mexico – 20 millions d’habitants – ne dispose d’un réseau de distribution d’eau potable que pour la moitié des habitants ? Et que dire de la situation critique de Djakarta, construite sur des marécages, dont les rivières servent de collecteurs des eaux usées et des ordures qui se déversent directement dans la mer de Java ? Notre vision de la gestion de l’eau doit impérativement sortir de l’ethnocentrisme pour parvenir à une réelle solidarité humaine autour de ce bien commun. Jean Couthures, délégué national du MdP à...

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Haut-Karabagh : à la recherche de la position française
Oct05

Haut-Karabagh : à la recherche de la position française

Un article de Sébastien Nadot, député de Haute-Garonne, membre du MdP, publié le 5 octobre 2020 sur le site Le Grand Continent. 27 septembre 2020  : la guerre est déclarée entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, ou plutôt reprend officiellement son cours. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste du Haut-Karabakh, soutenue par Erevan. Les deux camps renvoient à leur adversaire la faute de cette flambée de violence, chacun affirmant avoir répliqué aux provocations de l’autre. La communauté arménienne de France est en émoi, à juste titre. Des dizaines de civils, cibles de bombardements ou de tirs, ont trouvé la mort. Le cauchemar du génocide arménien par l’armée turque en 1915, qui couta la vie à plus d’1,2 million personnes, est ravivé. Des combats meurtriers ont éclaté entre les forces azerbaïdjanaises et la région séparatiste du Haut-Karabakh, soutenue par Erevan. Les deux camps renvoient à leur adversaire la faute de cette flambée de violence, chacun affirmant avoir répliqué aux provocations de l’autre.Sébastien Nadot Coté Azerbaïdjan, le droit international est convoqué. Quatre résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies datant de 1993, sur l’occupation de la région de Kelbedjer, l’occupation de la ville d’Aghdam, celle des quartiers de Fuzouli, Jebrail et Goubadly et enfin l’occupation de la région de Zenguilan, confirment l’inviolabilité territoriale de l’Azerbaïdjan et exigent un cessez-le-feu immédiat ainsi que le retrait des forces d’occupation des territoires de la République d’Azerbaïdjan. Or, aucune de ces résolutions n’a été mise en œuvre et les efforts de médiation qui se déroulent depuis dans le cadre de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) n’ont porté aucun fruit. Un différend jamais réglé La question de la souveraineté territoriale de cette terre d’environ 11 500 km² et de près de 150 000 habitants, coincée entre Azerbaïdjan, Arménie et Iran, est à peu près aussi ancienne que les archives dont on dispose sur la région. Au sortir de la Première guerre mondiale, ni la conférence de la paix de Paris de 1919 ni le Traité de Sèvres du 10 août 1920 entre les Alliés et l’Empire ottoman n’apporteront la moindre proposition de résolution du conflit. Les Bolcheviks, puis l’URSS à partir de 1922, poseront une sorte de chape de plomb sur le conflit, lequel rejaillit plein et entier lors de la dislocation de l’Union soviétique. La République du Haut-Karabagh proclame son indépendance en 1991, sans pour autant qu’elle soit reconnue par la communauté internationale comme telle. À la suite d’un référendum en 2017, le Haut-Karabagh s’est autoproclamé République d’Artsakh et a adopté un régime présidentiel. L’entité territoriale contemporaine souhaite être reconnue de droit comme État souverain, mais...

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Essais nucléaires français : Une incidence sanitaire toujours d’actualité !
Sep26

Essais nucléaires français : Une incidence sanitaire toujours d’actualité !

Après la destruction des villes d’ Hiroshima et de Nagasaki, une course folle à l’armement fut engagée pour répondre aux impératifs militaires de suprématie de chacun des deux blocs de l’époque, mais aussi persuader les populations du bien fondé d’une politique de dissuasion. En dépit du choix de zones peu peuplées ou désertiques, les problèmes posés par la dispersion des retombées atmosphériques ont conduit les militaires à rendre souterrains les essais. Pour la France, la décision de rejoindre le club des « grandes puissances » a été décidé en février 1956. Ce sont 50 essais atmosphériques et 160 essais souterrains qui constituent notre palmarès dans le désert du Sahara, puis après la proclamation de l’indépendance de l’Algérie, sur les atolls de Mururoa et Fangataufa dans l’archipel des Tuamotou (Polynésie). C’est seulement en 1996 que Jacques Chirac mettait un terme à nos essais nucléaires tandis que la prolifération de ce type d’armement se poursuivait. Les « éventuelles incidences au Sahara », selon le rapport parlementaire de Christian Bataille (février 2001) ,concerneraient principalement la région de Reggane dans le Tanezrouf (2000 habitants dans un rayon de 100 km autour du champ de tir et aussi 10000 personnes, civils et militaires,  affectés aux essais). Si on ne doute pas du blocage à l’époque de l’accès aux zones contaminées par les tirs (pistes chamelières), nous ne disposons pas en revanche de mesures de recherche d’une éventuelle contamination interne pour les nomades en transit dans la région, ni sur les populations sédentaires à distance. Pourtant, le bilan sanguin et la dosimétrie de l’exposition peuvent encore être mis en œuvre, permettant de reconstituer les doses reçues grâce aux progrès de la radio-biologie concernant les mutations des chromosomes. Les contrôles de contamination interne par spectrométrie gamma après les tirs aériens « Gerboise » seraient négatifs pour les 195 personnes évaluées (125 civils et 70 nomades). Il convient aussi d’insister sur les quatre essais souterrains, mal confinés dans leurs galeries  respectives, qui ont produit un nuage radioactif contaminant jusqu’à 150 km vers l’Est. Conformément aux accords d’Evian, les sites des essais ont été remis aux autorités algériennes en 1967, après démantèlement des installations, nettoyage et obturation des galeries. « l’évaluation de la situation radiologique de ces lieux et des expositions potentielles qu’ils pourraient induire a été engagée par l’AIEA »… Il serait aujourd’hui souhaitable que des études épidémiologiques soient conduites afin d’établir les effets sur la santé attribuables aux doses de rayonnement encore reçues de nos jours, ou à l’avenir en raison de la pollution des sites. L’incidence du cancer doit en particulier être clairement établi, sans l’aval de la « grande muette ». Notre pays soutient le traité d’interdiction des essais nucléaires (TICE), désormais ratifié par...

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5ème branche autonomie : Le MdP réclame une vraie solidarité nationale
Sep23

5ème branche autonomie : Le MdP réclame une vraie solidarité nationale

5e branche autonomie : Un rapport commandé par le Gouvernement propose de puiser dans l’allocation adulte handicapé pour tenter d’en assurer le financement. Le Mouvement des Progressistes dénonce cette attaque sournoise et réclame une vraie solidarité nationale. La création d’une 5e branche autonomie pour financer l’intégralité des dépenses en lien avec l’aide à l’autonomie (vieillesse, situation de handicap) est une très ancienne revendication soutenue par le Mouvement des Progressistes (MdP) depuis sa création. Adopté par l’Assemblée nationale en août dernier, le principe de cette 5e branche de la Sécurité Sociale a un défaut majeur à ce jour : il est une coquille vide, tant du point de vue de son financement que de sa gestion encore floue. Pour le MDP, il s’agit de ne pas manquer cette occasion historique d’une véritable solidarité nationale. Il convient d’aller bien plus loin que les premières pistes bricolées par le gouvernement qui tente de faire financer ce projet par une nouvelle hausse de la CSG, des suppressions de quelques niches fiscales et maintenant le prélèvement annuel de 400 millions d’euros sur l’Allocation Adulte Handicapé (AAH). La création de cette 5e branche autonomie mérite un grand débat afin de construire cette solidarité nationale basée sur les valeurs originelles de la Sécurité Sociale, tant dans sa gestion partagée que dans son financement qui ne saurait se résumer à des ponctions sur les ressources des plus vulnérables. Pierre BASTIEN-MOZE, Délégué national du MDP en charge du...

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