Sébastien Nadot : «Etre élu à l’Assemblée, c’est comme changer de travail, d’entreprise»
Juin26

Sébastien Nadot : «Etre élu à l’Assemblée, c’est comme changer de travail, d’entreprise»

Sébastien Nadot, prof d’EPS, 44 ans, est député En marche de Haute-Garonne. Il livre à «Libération» le journal de bord de sa première semaine de parlementaire. Sébastien Nadot : «Etre élu à l’Assemblée, c’est comme changer de travail, d’entreprise» Dimanche 18 juin, 18 h 30, Première télé Le score du bureau de vote résonne bientôt dans la salle des glaces de Péchabou. Plus de 60 % ! Bon présage. C’est là que j’avais fait ma première réunion publique, dans ce village tranquille de ma circonscription. C’est là que je retrouverai plus tard dans la soirée tous les fidèles «marcheurs» qui m’ont accompagné ces dernières semaines. A 22 heures, les résultats définitifs me donnent largement vainqueur. Douce euphorie, je ne suis pas de nature très expansive. Je file vers Toulouse. Cinquante minutes sur le plateau de la soirée électorale de France 3 Midi-Pyrénées : je suis passé de l’autre côté de l’écran. Lundi 19 juin : Joie et déceptions Je n’ai pas changé mes habitudes de campagne : presque sept heures de sommeil. Après un moment familial, je finis par prendre mon téléphone, un tantinet inquiet. Et pour cause : une centaine de SMS, la boîte vocale pleine, des mails en quantité. Trente minutes seulement pour faire ma revue de presse. Joie et quelques déceptions en prenant connaissance des résultats des uns et des autres. Une amie de grande qualité des Bouches-du-Rhône battue. Je trouve la politique cruelle, pas toujours facile à comprendre. Je rejoins ensuite un journaliste de RTL pour un reportage radio. Il me demande si je réalise que je suis député. A ce moment-là, je n’ai même pas encore reçu le pli officiel du préfet… Mardi 20 juin : L’heure du bilan Prise de contact et échange avec les autorités administratives locales. Un rendez-vous est arrêté pour un entretien avec le préfet de région. Il y a aussi bon nombre d’élus locaux que je remercie pour leurs encouragements suite à mon élection. Dans l’après-midi, je retrouve à Castanet-Tolosan celui qui a été mon directeur de campagne pendant cinq semaines. On prend le temps de faire un bilan. J’imagine que c’est plus facile après une victoire ! Je commence alors vraiment à structurer la manière dont je veux aborder mon mandat de député en circonscription. Le soir, j’assiste à un spectacle prévu de longue date à Saint-Orens. L’agent de sécurité me reconnaît : «Je ne vous croyais pas aussi grand !» Mercredi 21 juin : Plongée historique J’ai désormais accès à une quantité importante d’informations sur l’Assemblée. Je décide de m’y plonger sérieusement pendant l’essentiel de la journée. Etre élu, c’est comme changer de travail, d’entreprise, avec déménagement à prévoir. Pour éviter d’être pris de court, mieux vaut maîtriser la mécanique complexe du travail parlementaire. A cela...

En savoir plus
Robert Hue : “Mon libre soutien à Emmanuel Macron”
Mar10

Robert Hue : “Mon libre soutien à Emmanuel Macron”

Une tribune publiée sur le site www.lemonde.fr Nul besoin pour moi de jouer dans le registre des peurs ou celui d’un choix par défaut pour prendre mes responsabilités dans la situation politique présente, celle de tous les périls à quelques semaines d’une élection présidentielle plus incertaine et plus dangereuse que jamais depuis cinquante ans. Homme de Gauche et fidèle aux valeurs que je n’ai cessé de porter, en toute liberté et les yeux grands ouverts, j’ai décidé de prendre mes responsabilités et d’apporter mon soutien à la candidature d’Emmanuel Macron. Il ne s’agit pas d’une décision hâtive : il y a plusieurs mois que murissait mon choix et que je m’en étais ouvert à Emmanuel Macron et à mes amis politiques. J’en mesure la signification et la gravité. Voilà quatre ans, j’ai publié un livre[i] où je m’alarmais de l’état de choc qui menaçait désormais notre démocratie. De vieux appareils politiques en rupture avec leur mission républicaine ; un système politique banni par des Français en souffrance, plongé dans la défiance de l’élite politicienne. Cette caste engluée dans de sombres conflits d’intérêt et d’égo, en rupture morale avec l’intérêt général et le bien commun, l’actualité en regorge. Dans un pays où les populismes de tous poils sont en embuscade plus prêts que jamais à s’arroger l’espace laissé en jachère, parce que nous en sommes là, au bord de la falaise, je me refuse à dissimuler ou à banaliser l’hypothèse cruellement réelle d’une « douce ascension » de l’extrême droite à la présidence de la République. L’hypothèse – « Chez nous » – d’un séisme Trump à la française… Certains me disent avec sincérité s’interroger sur mon choix. C’est aussi pour eux que j’écris ces lignes. D’autres considèrent que se rassembler avec des femmes et des hommes de sensibilités qui se sont parfois opposées relève de la trahison ou du reniement à ses idées. Je persiste à penser que jamais la menace de l’extrême-droite n’a été si grande et qu’il serait irresponsable – au-delà des différences – de ne pas tenter ensemble de la conjurer. « Quand les blés sont sous la grêle, fou qui fait le délicat… » écrivait Aragon.  Ma démarche ne se fait pas dans la confusion idéologique. Personne n’ignore les réserves – voire les désaccords – qui peuvent me séparer sur certains points du projet d’Emmanuel Macron. Ce n’est guère une surprise. Mon passé politique et mon engagement sont connus et je n’en gomme rien. Je n’ai pas cédé à je ne sais quelle mutation social-démocrate ni, moins encore, succombé au parfum libéral dans l’air du temps. Soyons clairs, je continue de penser que l’heure n’est pas à l’aménagement mais au dépassement de cette société...

En savoir plus
Malgré les nombreux barrages de la Gauche socialiste, nous serons  bien présents en 2017 !
Jan06

Malgré les nombreux barrages de la Gauche socialiste, nous serons bien présents en 2017 !

La gauche peut-elle encore imaginer d’être présente au deuxième tour de la présidentielle ? Nombreux sont les Français qui, désormais, répondent à cette question par la négative. Le camp des progressistes mesure-t-il pleinement toutes les conséquences d’une défaite durable en 2017 ? Je crains hélas que non ! Est-il encore possible d’éviter cet engrenage du pire alors que la machine à désunir les forces du progrès et de l’écologie marche à plein régime ? Alors que la gauche est aujourd’hui plus éclatée que jamais, le Parti Socialiste, dans un vieux réflexe d’appareil, écarte avec mépris et arrogance de sa primaire les candidats citoyens issus des « petites » formations. C’est ainsi qu’avec d’autres, Sébastien Nadot, le candidat du Mouvement des Progressistes en a été purement et simplement écarté ! Et sans d’ailleurs qu’aucun des candidats socialistes ou figurants retenus ne s’émeuvent de ce déni. Pourquoi cette exclusion ? Reproche-t-on à notre mouvement son refus d’accepter certains choix politiques du Parti Socialiste en rupture avec les engagements pris devant le peuple ? Les organisateurs de la dite primaire craignaient-ils à ce point que Sébastien Nadot, jeune prof toulousain, apparaisse comme le seul candidat, oui le seul, à ne pas être ni ancien ministre, ni même issu de la caste des professionnels de la politique ? Un candidat de la vraie vie porteur d’idées nouvelles à l’image de ce qu’attendent les Français ! Je sais que poser ces questions c’est déjà y répondre. Mais si l’on considère l’intérêt général des forces du progrès, il est inacceptable de faussement présenter comme « une primaire de la gauche » ce qui ruine en réalité l’éthique politique la plus élémentaire. Et qui, plus grave encore, correspond à un véritable déni de démocratie vis-à-vis de l’opinion de gauche et de l’écologie. En effet, au-delà de cette primaire étriquée, entre soi, le Parti Socialiste prend la responsabilité d’affaiblir l’ensemble de la gauche. Cela face à une droite qui fourbit ses armes et un FN qui attend son heure. Gommer ainsi du champ progressiste des « petites » formations citoyennes constitue une réelle mutilation de sa diversité. Par ailleurs, que dire de la tentative, en fait, d’exclure de l’espace de la gauche des candidats comme Jean-Luc Mélenchon de « La France insoumise » ou Emmanuel Macron du mouvement réformiste « En Marche » ? Soyons clairs, les conséquences de tout cela ne sont pas anodines. Elles peuvent même constituer une entrave sérieuse aux convergences que la gauche et les écologistes devront inéluctablement tenter de réaliser pour ne pas être écartés sans appel du 2ème tour de la présidentielle. Elargissons le débat au-delà de cette primaire qui n’est pas ce qu’elle prétend être. Et dont l’étroitesse politicienne ne fera qu’aggraver terriblement le divorce entre les citoyens et une...

En savoir plus
Toc Toc, l’invité de décembre…
Déc07

Toc Toc, l’invité de décembre…

TOC TOC : Sébastien Nadot s’affiche en réalité augmentée ! Inédit : une affiche parle aux piétons à Montpellier Peut-être l’avez-vous déjà croisé ce matin dans les rues de Montpellier. Avec son inscription « Toc toc ! », cette affiche s’anime et prend vie dans votre téléphone intelligent. La réalité augmentée rend ainsi cette affiche interactive, une première en France. Le principe, s’armer de son smartphone, téléchargez gratuitement l’application « LAYAR », scanner l’affiche qui ensuite s’anime et prend vie. On y voit ici Sébastien Nadot, candidat à la Présidentielle pour le mouvement des Progressistes, proposer entre autres, aux citoyens d’être candidats aux législatives. Une campagne signée de l’agence de communication Montpelliéraine « Friendly Company ». La seule fois dans le monde où cette technologie a été utilisée dans une campagne politique, ce fut pour celle du 1er Ministre Canadien, Justin Trudeau.  Cette idée originale et la réalisation de cette 1ere française pour une campagne politique est à attribuer à Vincent Boileau-Autin à la tête de l’agence de communication Friendly Company. Un article de Thierry Boussarie paru le 5 décembre 2016 sur le site e-metropolitain.fr...

En savoir plus
Soyons écolos !
Nov03

Soyons écolos !

J’ai écrit ce petit essai non pas comme un « pollueur » repenti, ni pour me saisir d’un sujet à la mode, mais pour témoigner modestement et sincèrement de ma vision de l’écologie. Car comme vous, peut être, ma conviction « écologiste » a évolué. Dorénavant, elle est assez forte pour modifier certains de mes comportements dans ma vie quotidienne. Je ne m’en porte pas plus mal ! Mais elle impacte aussi ma manière d’appréhender certaines questions auxquelles je suis confronté comme responsable politique. J’ai aujourd’hui acquis la conviction que nous devons nous libérer des lobbies « climato-sceptiques » qui ne veulent rien changer pour préserver leurs profits financiers. Nous devenons chaque jour un peu plus écolos et c’est tant mieux. Devenir « écolos » ce n’est pas obligatoirement adhérer à un parti, c’est surtout croire que le monde peut être plus agréable, plus juste et plus humain. Disponible en ebook ou papier sur FNAC ou AMAZON ou...

En savoir plus
Hé Charles, vous faites quoi en ce moment chez les Progressistes ?
Oct08

Hé Charles, vous faites quoi en ce moment chez les Progressistes ?

Hé Charles, vous faites quoi en ce moment chez les Progressistes ? Publié le 08 octobre 2016 dans PoliticRegion.fr Par Charles Hue – Délégué départemental 31 du Mouvement des Progressistes Hier, j’ai été apostrophé par un ami ex-militant d’un parti traditionnellement classé à gauche de l’échiquier politique, passablement ironique : « hé, Charles, vous faites quoi en ce moment au mouvement des progressistes, on vous voit toujours pas à la télé ! » Comme j’avais quelques minutes, j’ai proposé qu’on s’assoit à une table, le temps d’expliquer… Mon ami, l’horizon politique de notre pays est sombre, très sombre. Et pas un rayon de soleil du côté de ceux qui sont aux responsabilités où qui veulent les prendre ou reprendre comme un dû, histoire de faire tourner leur boutique. C’est vrai l’ami, les médias nationaux ne nous harcèlent pas vraiment pour savoir ce que propose notre candidat citoyen Sébastien Nadot dans son programme présidentiel. Est-ce que c’est grave ? Peut-être. En attendant, je poursuis mon chemin, patient, calme et déterminé. Je rencontre les gens – oh non, pas dans des grands meetings aux discours usés mais – là où ils sont, là où ils vivent, là où ils travaillent (ou pas), en bref, là ou je suis avec eux. Et puis, tu sais, sur les réseaux sociaux dont j’ai la charge au niveau national, je vois qu’on nous suit beaucoup et qu’on n’est pas tout seul. Quand je regarde mes pages de statistiques sur Facebook, ça ne me dit pas tout, mais franchement, ça me redonne de l’espoir. C’est vrai l’ami, il peut se passer 3 ou 4 jours sans que je milite pour mon mouvement. Je ne fais pas de la politique pour remplir la marmite et comme mes amis du mouvement des Progressistes un peu partout en France, je dois d’abord assurer mon quotidien, sans grande protection face aux tourbillons de la vie. C’est parfois dur, c’est parfois pénible. Heureusement, c’est parfois drôle ou émouvant. Bref, je fais avec les moyens du bord, à mille lieues des professionnels parisiens de la politique, à mille lieues des « invités permanents » des télés d’info en continu. Je ne fais pas de la politique pour remplir la marmite Cela dit l’ami, je suis fier de ce que je fais et surtout de ce à quoi je participe. Tu vois, par exemple, parce qu’on pense qu’il faut miser sur l’intelligence collective pour construire demain, on a mis en place un Wiki-Progressistes. A première vue, ça à l’air simpliste mais notre démarche est simplement citoyenne, alors on demande aux gens de participer à l’élaboration du programme porté par Sébastien Nadot. C’est ouvert aux contributions où progrès social, écologique et citoyen gouvernent. Et quand...

En savoir plus