Nos propositions

L’écologie, sociale et solidaire pour toutes et tous : une priorité pour aujourd’hui...et pour demain !

Motion d’orientation du Mouvement des Progressistes adoptée lors de l'Assemblée générale du Samedi 19 septembre 2020

Depuis de nombreuses années les scientifiques font le constat implacable de l’accélération du changement climatique qui menace notre civilisation.

A cette réalité, s’ajoutent non seulement le creusement des inégalités sociales mais aussi une terrible dégradation des conditions de vie, conséquences de la domination d’un modèle économique qui n’a que trop duré et repose aujourd’hui sur la prédation des ressources et l’exploitation sans limite du vivant. 

Depuis l’automne 2018, la succession des mobilisations d’une ampleur inédite à travers le monde, la jeunesse pour le climat, les mobilisations sociales, les gilets jaunes, mais aussi les mobilisations féministes ont été le point convergence d’une prise de conscience collective : Il apparait clairement indispensable d’engager une transformation profonde du système économique et social, tant celui-ci dérègle le climat, diminue la biodiversité, accroit les inégalités sociales et territoriales et atrophie la puissance publique. 

Face à cela, la gouvernance actuelle, celle de Messieurs MACRON et CASTEX est incapable de prendre la mesure du changement à opérer et reste adepte d’un statu quo néoliberal en essayant de leurrer l’opinion publique par des mesurettes et de concilier l’ inconciliable politique du ruissellement productiviste obligé.

- Elle parle de développer un peu plus les réseaux de train régionaux, mais en même temps elle organise les contournements autoroutiers des agglomérations ; 

- Elle dit souhaiter plus de bio dans les cantines, mais en même temps elle soutient une agriculture intensive et les filières agro industrielles. Et elle entend ré-autoriser l’usage des néonicotinoïdes et plus généralement des pesticides de synthèse quand toutes les études montrent la nocivité de ces substances qui empoisonnent non seulement la biodiversité, l’environnement mais aussi l’humain à travers l’alimentation impropre à laquelle elles conduisent.

La pandémie de Covid-19 illustre les vulnérabilités de ce modèle dévastateur. Elle provoque une crise économique et sociale sans précédent et accentue l’urgence d’agir pour organiser notre résilience, respecter le vivant, relocaliser l’économie, renforcer les services publics et tous les métiers du lien social, transformer la fiscalité et la rendre plus juste, renforcer la protection sociale, réinventer le travail. Autant de chantiers qui s’ouvrent à nous et auxquels nous devons répondre.

Ce besoin de transformation, cette attente d’un nouveau mode de vie se sont traduits dans la rue et dans les urnes. Des marches pour le climat aux récentes élections municipales, l’écologie politique s’impose désormais dans notre pays. C’est une première victoire dont le Mouvement des Progressistes, partie prenante du pôle des écologistes, se réjouit et se félicite !

Soyons les acteurs de la transformation :

La poussée de l’attente écologique et de plus grande justice sociale et climatique doit nous animer en tant qu’organisation politique.

En 2021, nous, remettrons les valeurs de gauche au coeur des échéances régionales et départementales ! Soyons les aiguillons d’une alternative politique écologiste, sociale et solidaire, de progrès, nous permettant de dépasser le modèle néolibéral actuel !

- D’une part, en faisant des collectivités territoriales un rempart de protection écologique et sociale qui permet à chacun.e d’entre nous, grâce à des services et des incitations adaptées, de s'engager dans le changement de comportements au quotidien ;

- D’autre part, en repensant les politiques publiques des collectivités. Des collectivités qui devront s’orienter vers une économie sociale et solidaire indissociable de la protection du vivant et des conditions du bien-être de tout.es, humains et non-humains. Qui doivent s’opposer aux politiques néolibérales qui déstabilisent les Etats, renforcent les inégalités territoriales, abîment la justice sociale et fragilisent la confiance démocratique. Ayons l’exigence d’un Etat à la fois moteur et régulateur de l’activité économique, et non plus un spectateur complice des errements du libéralisme. 

Les Régions, comme les Départements, constituent par leurs compétences un levier majeur pour agir concrètement. Charge à nous de co-construire avec nos partenaires :

- des politiques régionales et départementales cohérentes, ambitieuses dans leurs objectifs et réalistes dans leur mise en œuvre ; 

- des politiques régionales et départementales qui permettent à toutes et tous d’être accompagnées autant que de besoin pour bien vivre la transformation écologique ; 

- des politiques régionales et départementales qui accompagnent les entreprises, les agricultrices et les agriculteurs et l’ensemble des activités sociales et économiques leur permettant de rompre avec ces logiques qui produisent les inégalités.

Les élections régionales et départementales de mars 2021 dans ce contexte, doivent être une nouvelle étape décisive pour déployer l’écologie et les solidarités du quotidien dans l’action locale, engager la transition vers le mieux vivre et créer une dynamique à la hauteur des enjeux économiques, sociaux, démocratiques, sanitaires et climatiques. 

Le Mouvement des Progressistes : acteur durable de la transformation !

Notre Mouvement, modeste mais riche de la diversité de ses membres et présent sur l’ensemble du territoire, peut apparaître comme une force politique originale, capable de porter une alternative, citoyenne et démocratique, capable de fédérer celles et ceux qui, au-delà de leur diversité d’origine, ont à cœur de défendre et d’agir pour des valeurs de progrès, pour l’écologie sociale, la solidarité et la démocratie.

Parce qu’il n’y a aucune fatalité et que notre démocratie permet l'émergence d'alternatives politiques hors la bipolarisation souhaitée par LREM et l'extrême-droite et parce que la résignation est la pire des situations, il nous faut œuvrer pour un large rassemblement des forces écologistes, de gauche, de progrès, un rassemblement de toutes celles et ceux qui, détachés de tout suivisme politique, auront à coeur de construire ensemble l’alternative de progrès à haute valeur humaine et écologique que nos concitoyen.nes appellent de leurs vœux.                                                            

Paris, le 19 Septembre 2020

Des propositions extraites du texte "Une ambition progressiste" ont été mises en débat au sein du mouvement des Progressistes. Ces propositions à compléter et amender, nous vous les soumettons pour faire avancer ensemble le progrès social et humain !

TROIS PREMIERES PROPOSITIONS-PHARE

Proposition 1 : établissement de l’égalité réelle des salaires masculins et féminins. « À travail égal salaire égal ». Cette juste revendication est ancienne. Sait-on qu’en 1916, au moment où les femmes jouaient un rôle si actif dans les entreprises, le Comité intersyndical contre l’exploitation de la femme réclamait cette égalité ? Depuis trente ans et plus, elle est affichée comme une évidence dans les discours. La réalité doit suivre désormais.

Proposition 2 : réduction massive du budget de la Défense (25 % par an)

Proposition 3 : établissement d’une « République nouvelle » plus éthique et moins personnelle.

PROPOSITIONS ECONOMIQUES, SOCIALES ET ENVIRONNEMENTALES

Proposition 4 : taxation des hauts salaires et des entreprises qui les versent, afin de ramener l’éventail des rémunérations à un maximum de 1 à 50 ; mesures fiscales pour pénaliser les bonus, parachutes dorés, stock option, et autres zakouskis que s’octroient les dirigeants. Définition d’une véritable politique salariale au travers de la revalorisation des bas et des moyens salaires : augmentation substantielle du SMIC.

Proposition 5 : encadrement de l’usage des CDD. Passé 3 ans de contrat, tout CDD devra être converti en CDI.

Proposition 6 : soutien aux femmes seules et aux familles monoparentales, personnes parmi les plus pauvres de ce pays.

Proposition 7 : création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes.

Dans le marasme social ambiant, la jeunesse est la catégorie de la population la plus touchée par le chômage de masse et la plus pauvre. À l’exception de sa composante étudiante, elle est privée de protection sociale car il n’existe pas de statut « jeune ». Elle est donc maintenue dans un état de dépendance, notamment vis-à-vis de sa famille. Cette situation est alarmante et ne peut plus durer. Tout citoyen de 18 à 25 ans doit pouvoir bénéficier d’une allocation, soit pour poursuivre sereinement ses études, soit pour s’insérer en douceur sur le marché du travail, après avoir élaboré un projet d’emploi et de formation s’inscrivant dans un système global de sécurité sociale professionnelle. Ce nouveau revenu devra, à terme, être financé par une hausse des cotisations patronales, (et donc par un rééquilibrage en faveur du travail par rapport au capital dans le partage des profits des entreprises) pour le connecter directement au monde du travail. Car se former est indispensable à l’emploi de qualité mais ne permet pas, bien souvent, de disposer de revenus suffisants. Il s’agit donc bien d’un risque social que doit couvrir la solidarité nationale. Mais pour éviter d’aggraver le déficit de la Sécurité sociale les premières années de son application, nous proposons de créer un fonds de distribution de l’allocation d’autonomie pour les jeunes financé par un transfert immédiat de 10 % des dépenses militaires, soit 4 milliards d’euros. Cette réforme sociale majeure contribuerait – et pas à la marge – à un dispositif global de transformation solidaire de la société.

Proposition 8 : accès des salariés à une formation tout au long de la vie.

Proposition 9 : refonte complète d’une fiscalité injuste socialement et inefficace économiquement.

Proposition 10 : rétablissement des services publics démantelés.

Proposition 11 : promotion de politiques énergétiques diversifiées, et accès de tous les Français à l’énergie.

Proposition 12 : création d’un service public de la petite enfance.

Proposition 13 : développement de la politique de maintien à domicile des personnes âgées et/ou dépendantes.

PROPOSITIONS EDUCATIVES

Proposition 14 : suppression des notes pour les élèves du primaire et les élèves de 6 è et 5è et mise en place d’un système scolaire axé sur la coopération et le travail collectif des élèves.

Proposition 15 : scolarité obligatoire prolongée à 18 ans accompagnée de moyens budgétaires et pédagogiques nouveaux afin de garantir la réussite de tous les élèves ainsi que l’élévation du niveau global de connaissances et de compétences de chacun.

Proposition 16 : refonte des rythmes scolaires, les après-midi étant consacrés aux activités sportives et artistiques et aux actions citoyennes diverses.

Proposition 17 : réduction du nombre de matières présentées au baccalauréat, les matières non-retenues faisant l’objet d’un contrôle continu en classes de première et de terminale.

Proposition 18 : mise en place de dispositifs d’accompagnement des parents dans leur rôle de suivi scolaire : considérant que chaque parent, indépendamment de son propre parcours scolaire et de son bagage culturel, a la capacité d’accompagner son enfant dans sa scolarité.

PROPOSITIONS EN MATIERE DE JUSTICE, DE LIBERTES ET DE SURETE

Proposition 27 : La garde à vue étant une mesure attentatoire aux libertés fondamentales, elle sera strictement réservée aux auteurs ou accusés de faits criminels ou de flagrants délits. Elle devra se dérouler dans des conditions conformes à l’hygiène et à la dignité humaine. Aucune violence d’aucune sorte ou humiliation ne saurait être tolérée. À terme, cette mesure de garde à vue devrait être supprimée.

Proposition 28 : Réforme de la formation des policiers et des gendarmes. Le concours de recrutement sera désormais ouvert aux hommes et aux femmes âgés d’au moins 28 ans (17-18 ans actuellement) et titulaires d’un diplôme Bac + 2. Il convient de réaffirmer que la police n’est pas un pouvoir, mais un service public, dont le rôle n’est pas seulement de faire respecter la loi (par des moyens légaux), mais aussi et surtout de garantir aux citoyens leurs libertés individuelles et collectives.

Proposition 29 : réduction du nombre et des compétences des polices privées. Leur désarmement devra progressivement être réalisé.

Proposition 30 : arrêt du développement de la vidéo-surveillance dans les espaces publics, celle-ci sera limitée aux endroits stratégiques : axes routiers, sites industriels sensibles…

Proposition 31 : limitation de la détention provisoire. Celle-ci est la reconnaissance implicite d’une culpabilité non encore établie. La présomption d’innocence doit être réaffirmée. Aussi longtemps qu’une personne n’a pas été déclarée coupable par un tribunal légalement institué, elle est innocente. Elle ne saurait donc être privée de sa liberté physique. La détention provisoire doit devenir l’exception, la liberté du prévenu la règle. Les décisions de placement en détention provisoire doivent être spécialement motivées (flagrant délit d’un crime majeur : homicide volontaire ou non, viol, vol à main armée…). Le programme de 30 000 places de prison supplémentaires sera abrogé.

Proposition 32 : interdiction de toute incarcération de mineurs de 18 ans, sauf en matière criminelle.

Proposition 33 : création d’une Charte des droits des détenus et suppression des fouilles à corps, hors les cas prévus strictement par la loi.

Proposition 34 : l’encellulement individuel est la règle pour les détenus provisoires et les condamnés à de courtes peines. Il doit être progressivement réalisé, sauf demande contraire, médicalement constatée, de détenus ne supportant pas l’isolement.

Proposition 35 : création d’une Cour suprême sur le modèle américain. Le Conseil constitutionnel sera supprimé.

Proposition 36 : réduction des droits du Procureur de la République et création d’une chambre d’instruction indépendante, dont la compétence sera étendue à toutes les affaires, et pas réservée aux seules affaires criminelles ou de particulière gravité, comme c’est le cas aujourd’hui. Tout citoyen présumé innocent a droit à voir son affaire instruite à charge et à décharge.

Proposition 37 : proclamation de l’indépendance totale du Parquet, conformément aux recommandations européennes.

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