Après les climato-sceptiques, les techno-solutionistes

Après le débat contre les climato-sceptiques, le débat contre les techno-solutionistes
Invites de France Culture Aurélien Barrau et Julien Aubert. https://www.franceculture.fr/emissions/linvite-des-matins-dete/catastrophe-environnementale-peut-encore-etre-modere

Après des années perdues entre 1990 et 2010 face aux climato-sceptiques, il faut aujourd’hui développer les arguments et la communication pour contrer les partisans de techno-solutionnisme se résumant en la foi absolue dans le système néolibéral à mettre au point la solution optimale.

Il est très instructif d’écouter Julien Aubert (à partir de 23:50) de manière à comprendre quelles sont les zones d’ombres et biais et raccourci que nos adversaires utilisent pour jeter le trouble dans les esprits de citoyens.

Ses propos :
• Pour la lutte contre le réchauffement climatique : pas de désaccord de diagnostic mais sur les actions à prendre
• Un milliardaire du numériques derrière Greta
• L’agitation des peurs, le discours millénariste, la disparition de l’humanité
• L’acceptation sociale des taxes environnementales / Gilet Jaunes
• Divergences sur la faisabilité de diviser par 6 ou 8 les émissions de CO2 en France
• Le mode de vie de demain prôné par les écolos : la décroissance (Fin de l’avion, Fin de l’industrie, Fin du tourisme, Fin de l’élevage…)
• L’exemplarité de la France serait négligeable au niveau mondial
• Focaliser les ressources sur l’adaptation plutôt qu’au remplacement du nucléaire par du renouvelable. LA plupart des simulation GIEC considère une augmentation du nucléaire
• Les COP n’ont pas permis de commencer à baisser les émissions de CO2
• Contre le CETA qui favorise l’augmentation des émissions de CO2 (Effet transport)

De manière à éviter de laisser prise à ce genre de discours qui veut éviter à tout prix de toucher aux modes de vie, il me semble important par ordre de priorité décroissante :
• Positiver pour que limiter la peur paralysante :
o Imaginer, décrire, évaluer la sobriété heureuse sous l’aspect des modes de vies et l’économie
o Communiquer sur cet aspect autant que sur la description de ce qui adviendra si on ne fait rien
• Réduire les inégalités pour rendre les changements acceptables
o Besoin d’adhésion des masses, il est impératif de limiter leurs craintes
 Transfert de la fiscalité du travail sur les énergies
 Systèmes de quota non cessibles plutôt que prix carbone qui fait porter l’effort sur les plus pauvres
o Renforcer la démocratie pour contrer le conservatisme des positions dominantes acquises
• Rigueur scientifique sans déformer les rapport GIEC / IPBES et autres
o Arrêter d’utiliser le climat & rapport GIEC pour justifier la demande d’arrêt du nucléaire. Le nucléaire construit fait partie de la solution à court et moyen terme.
o La montée des énergies renouvelable doit être utilisée pour décarboner notre mix, et satisfaire l’augmentation des besoins à court terme. Le démantèlement du nucléaire doit se faire lorsque la descente énergétique sera engagée.
o Travailler et communiquer sur les limites du techno-solutionnisme
 Captation et séquestration fossile du carbone,
 Augmentation de l’efficacité énergétique
 Découplage croissance PIB/Énergie
 Limites du recyclage par rapport à la réutilisation et sobriété
• Démasquer les lobbys
o Insister sur les intérêts de l’industrie a pousser au techno-solutionisme radical
 Plus de temps pour encore amortir les investissements et procédés actuels
 Aides publiques considérables au développement d’alternatives technologiques couteuses
 Accaparement de la richesse commune (réseaux de distribution, industrie de transformation agro-alimentaire, services environnementaux de plus en plus chers…)

Auteur : Pierre-Louis Vernhes

Ajoutez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Social media & sharing icons powered by UltimatelySocial
error

Vous aimez ce contenu ? Partagez le !