La réforme du collège : enfin une vraie réforme progressiste

michel au LycéeLe camp des conservateurs de tous poils s’est levé d’un coup pour fustiger la réforme du collège présentée par la ministre de l’Education nationale. Syndicats de droite, ou tout comme, tels le SNES-FSU et le SNALC, intellectuels qui sont moins « pseudos » que « rétros », à l’image d’Alain Finkielkraut ou de Jean-Pierre Le Goff, dénoncent un projet qui, soyons raisonnables, a moins choisi d’égaliser le niveau des élèves « par le bas » que de permettre aux élèves les plus défavorisés de reprendre ce goût de l’école qu’ils ont perdu. Comment ? D’une part, en leur permettant d’accéder à une meilleure connaissance du monde par des thématiques du présent comme « le développement durable » ou « le monde économique et professionnel ». D’autre part, en leur offrant la possibilité de travailler leur esprit critique dans le débat et l’échange au sein de petits groupes. Bien sûr, le projet fait quelques « éclaboussures ». Disparaissent en 6ème les classes bi-langues et européennes pour quelques-uns, mais c’est pour mieux introduire en classe de 5ème (au lieu de la 4ème) la 2ème langue vivante pour tous (dont l’allemand qui n’est donc pas menacé). Disparaît l’enseignement du latin, qui est tout de même un enseignement d’un temps révolu, réservé de surcroît à une poignée d’élèves, mais c’est pour mieux amarrer au présent un système scolaire à bout de souffle, devenu l’un des pires du monde.

Quant à la réforme des programmes, la contestation est tout aussi frontale, emmenée par des spécialistes, notamment en histoire, comme Michel Winock, soit des chercheurs ou des universitaires, dont le rôle essentiel est d’abord de produire des connaissances et de les dispenser à leurs étudiants, et non pas de réfléchir aux contenus et aux modalités de transmission des programmes scolaires. De surcroît, comme toujours, les textes des réformes n’étant pas lus, ou l’étant fort mal, les critiques se fondent moins sur des faits que sur des impressions, des craintes, des « bouffées nostalgiques ». L’histoire au centre du débat est une immensité thématique. Des choix de sujets s’imposent donc et, parmi eux, vu encore leur nombre, il est normal que certains soient obligatoires et d’autres facultatifs. Plutôt une tête bien faite qu’une tête bien pleine, non ? Et puis, bien sûr, dans la réforme, les choses essentielles subsistent – dont le mérite essentiel, faut-il le rappeler, est d’abord d’offrir aux enseignants une plus grande latitude dans la définition de leur enseignement. L’autonomie professorale, dans une démocratie scolaire, c’est important, non ?

Bon, chacun l’aura compris, la réforme en question est une bonne réforme, quand bien même serait-elle encore améliorable sur tel ou tel point.

Auteur : Michel Fize

1 commentaire

  1. Un réforme et plusieurs étages

    Les acquis ou seuil de connaissances
    L’apport du milieu sociale ou environnement
    L’apport ou héritage génétique
    L’influence hégémonique du système.

    1°) Les acquis ou seuil de connaissances

    Chaque année (en accords arbitraire avec l’âge biologique) l’enfant doit valider un seuil clé de connaissances : Au cp, savoir lire et écrire, connaître les quatre opérations basiques en mathématiques, en sixième connaître les trois branches du pouvoir, savoir comment fonctionne l’administration départementale, connaître les rudiments de la vie en société (les droits et les devoirs en vers la société), rudiments de statistique, le théorème de Pythagore, Un peu de la théorie de Albert Einstein, (théorie de la relativité) ; en cinquième, avoir validé en intégralité une lecture aisée, avoir lu et discerné au moins quatre livres donc un fondamentale LA RÉPUBLIQUE de Platon, Le deuxième LE DISCOURS DE LA MÉTHODE de Descartes, (être capable de maintenir un discours cohérent sur l’origine de la vie, (biologie et CHON)), etc., etc.,

    Je vois des jeunes de 18 ans en France, qui lissent comment un enfant de 7 ans au Bangladesh, au Pérou, au Bolivie ; c’est inadmissible que 4 enfants sur 10 arrivent à 18 sans avoir validé des étages d’une éducation que la société civile, les institutions, et les parents semblent résignés à tolérer.

    2° et Influence du milieu sur le citoyen en construction

    La télévision, les jeux sur console, portable, tablette, et ordinateur, le cinéma, peuvent être très constructifs et aider à l’éducation : en place et lieu sont des poisons pour l’esprit, des nombreux études prouvent que l’avènement de la télévision “ déjà ” coïncide avec une baisse du niveau d’éducation qui sera variable et exponentiel en fonction du niveau socioprofessionnel des parents. (plus les parents sont instruits, plus vite il détectent le mal et moins leurs enfants sont détruits par “ le modernisme nuisible ”) sans que cela soit une règle, bien entendu des parents des classes modestes, sont même très fiers d’offrir le smartphone à leurs enfants dès les 10 ans (pour qu’il se sente moins exclus de la société, alors qu’en réalité ils sont en train de l’exclure définitivement du monde du travail)

    3° L’ADN, les neurones et leur contenu
    Encore discutable, mais affirmé par des écoles psychologiques comment “ a-) le conductisme ” b-) psychologie de la forme ou gestaltisme c-) les travaux de Skinner et piaget (1) d-) le behaviorisme (2) dans une liste non exhaustive de théories qui se disputent toutes la priorité sur l’origine et l’explication du comportement humain.
    Toujours est-t-il que déjà dans le ventre de la mère, lorsque le cerveau commence à établir les premiers synapses , nous pouvons parler d’apprentissage, ou acquisition de notions nécessairement emmagasinées quelque part, difficile donc de fixer le curseur entre l’appris et l’héritage. Baste sujet pour autre texte, et d’avantage. Il faut bien du moment qu’il y a des neurones qu’elles contiennent quelques chose alors si les parents ont à la base déjà “ un flacon d’intelligence, que dis-je quelques onces, autant qu’à faire verser un peu déjà dans leurs enfants, bien évidemment que quand il n’y pas ! Une culture entière prends le chemin de son délabrement inexorable. Mais cela n’intéresse surtout pas les plus concernées.
    4° Que font les leaders politiques ?
    Les programmes d’éducation pouvant permettre d’accomplir l’adage “ En terre d’aveugles le borgne est roi ” je vous laisse le soin de penser la suite. Le classements des pays par niveau des étudiants, reste la seule mesure des dégâts, de la décadence, des conséquences sur la société que je tente de souligner sans vraiment trouver l’écho !

    (1) http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/02568540809594638

    (2) http://www.universalis.fr/encyclopedie/behaviorisme/

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