Ensemble pour une alternative sociale et écologique !
Août03

Ensemble pour une alternative sociale et écologique !

Notre pays qui n’échappe pas à la crise sanitaire est frappé de plein fouet par une crise économique et sociale de grande ampleur, avec de vastes plans de licenciements en préparation. Chacun peut le constater, l’impact de la crise est amplifié par les politiques néo libérales de démantèlement des services publics et le capitalisme financier, mais aussi par les carences de l’Etat en matière de solidarité et d’équilibre entre les territoires. Cet effondrement prévisible est aussi accompagné d’une crise écologique sans précédent, crise climatique liée aux émissions de gaz à effet de serre, à la perte de biodiversité, la pollution des sols, de l’eau et de l’air. Il en résulte au mieux un détachement apparent de la population par rapport à la gestion des affaires publiques, au pire un rejet systémique qu’atteste le très faible taux de participation aux municipales. Dans ce contexte délétaire, peut-on envisager avec fatalisme la reconduction automatique du Président Macron en 2022, suite à un duel programmé avec la représente de l’extrême droite ? Non, nous ne pouvons pas nous y résoudre ! Le MdP devra désormais contribuer à faire sortir du bois la candidate (de préférence) ou le candidat, capable de faire émerger un consensus responsable porteur d’espoir pour la population et en particulier pour notre jeunesse. Mais il ne peut être question d’une combinaison politicienne ou d’un simple accord d’appareil qui serait travesti ou renié a posteriori. Ce qui est en jeu, c’est la décision d’une renaissance collective, d’une refondation. A l’aune des décisions du Conseil National de la Résistance, des mesures drastiques devront être prises pour une juste fiscalité, un développement social harmonieux, une charte de l’environnement. Cet impératif de justice ne serait qu’une chimère sans le renouvellement complet des formes de concertation démocratiques de la population permettant de guider les politiques publiques. Sans paternalisme et en dépit de la sympathie qu’ont pu nous inspirer des mouvements tels les “indignés” ou “Nuit debout”, ils n’ont pas su “rencontrer le peuple” ni contribuer à faire converger les très nombreuses luttes sociales dont les cortèges se suivent dans beaucoup de villes. C’est donc avec volontarisme que le Mouvement des Progressistes doit s’engager à construire une alternative sociale et écologique avec l’ensemble des forces politiques de gauche, sans exclusive. Le programme sans tabou pour 2022, c’est maintenant qu’il faut contribuer à le construire ! Cette démarche suppose au préalable qu’aucune suspicion d’hégémonie ne vienne entacher la réflexion collective et les négociations à conduire. Le MdP, fort de sa diversité humaine et de son implantation, doit pouvoir demain être présent dans tous les exécutifs locaux afin de peser sur les orientations et décisions des collectivités. Le...

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Au nom des femmes…et de l’humanité
Juil28

Au nom des femmes…et de l’humanité

27 juillet 1927…28 juillet 2020 L’avocate Gisèle Halimi est morte à l’âge de 93 ans. Infatigable combattante de la cause des Femmes et plus largement contre toutes les injustices, l’ex députée de l’Isère nous quitte un jour après son anniversaire. Née à Tunis, dans le quartier de la Goulette, la jeune Zeiza Gisèle Elise Taieb se forge très tôt une réputation de rebelle. Rebelle à la religion, rebelle à la domination française en Tunisie, rebelle aux mœurs d’une époque qui reléguait les femmes au rang des invisibles. Mère de trois garçons (dont Serge Halimi, le rédacteur en Chef du Monde Diplomatique), Gisèle Halimi est de tous les combats émancipateurs de son époque. Elle choisit de défendre (en 1961) une jeune militante du FLN, Djamila Boupacha, accusée d’avoir posé une bombe mais surtout arrêtée, violée et torturée par des militaires Français. En 1971, elle signe le « Manifeste des 343 » publiée par le Nouvel Observateur et assume ainsi le fait d’avoir violé la loi en ayant eu recours à l’avortement. En 1972, elle défend une jeune fille de 16 ans jugée pour un avortement, ainsi que sa mère, accusée de complicité. Le procès de Bobigny devient le procès de l’Avortement et de la violence faite aux femmes par une société encore marquée par la domination masculine. Le procès de Bobigny ouvre ainsi la voie à la légalisation de l’avortement en 1974. Féministe, humaniste, progressiste, Gisèle Halimi est aussi une femme politique et une écrivaine accomplie. Dès 1965, elle apporte son soutien à la candidature de François Mitterrand à la Présidence de la République Française. En 1981, elle devient députée de l’Isère. Elle publiera une quinzaine d’ouvrages entre 1988 et 2011. Elle dira dans une interview au journal Le Monde à l’occasion de la sortie de son livre Histoire d’une Passion, que « La seule crainte, si l’on est en bonne santé, est celle de la faiblesse intellectuelle. Or je me sens en pleine capacité. Plus riche même, de l’expérience. Bien sûr, il y a certaines limites. Autrefois, pour un procès d’assises, comme celui de Bobigny, je pouvais travailler une nuit entière sur un dossier, me doucher, prendre un café et aller plaider. Aujourd’hui, je ne pourrais pas aller au-delà d’une heure du matin. Mais c’est assez minime. Ce n’est pas si désagréable de vieillir si l’on ne coupe pas la vie en étapes, si on ne se dit pas : “Maintenant c’est fini, je suis entrée dans la vieillesse”. Entre temps, elle participe en 1978, à Aix en Provence, au procès de trois hommes accusés de viols contre deux jeunes femmes belges en 1974. Elle emporte, malgré la haine...

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Des perspectives pour le MdP aux régionales…
Juil03

Des perspectives pour le MdP aux régionales…

Dans le cadre de la décentralisation, la Loi NOTRe de 2015 précise le champ de compétences des régions. Le nombre des régions a été réduit à treize dès 2016 pour adapter leurs tailles aux enjeux économiques et de mobilité. Pour les transports, les régions sont devenues des autorités organisatrices de transport, de plein exercice. Ceci concerne les aéroports et les ports, les trains express régionaux, les gares routières et le transport scolaire. Pour l’enseignement secondaire, la compétence concerne la construction, l’entretien des lycées généraux ou agricoles. Pour la formation professionnelle, c’est tout le volet de l’insertion des jeunes, de la formation des demandeurs d’emplois, de l’apprentissage et des formations en alternance. Pour l’aménagement du territoire et l’environnement : la gestion des déchets, des parcs naturels, le plan pour la qualité de l’air, le développement urbain et rural. L’objectif reste l’équilibre et l’égalité des territoires par l’implantation d’infrastructures et des actions de désenclavement pour plus d’intermodalité. Pour le développement économique : c’est l’animation des pôles de compétitivité et la mise en œuvre d’un schéma de développement, d’innovation et d’internationalisation. Enfin, les régions gèrent désormais les programmes européens FEDER (aménagement) et une partie du FSE (fonds sociaux). Il faudra donc des élus MdP dans chaque région pour peser de façon directe sur les politiques publiques et corriger, autant que possible, les inégalités criantes entre les territoires, développer les solidarités auprès des plus démunis, protéger l’environnement. Dans le contexte actuel, il faudra aussi impulser un vaste plan de formation professionnelle adaptée aux pressions de la pandémie et à la nécessaire reconversion de vastes secteurs industriels. Profitons de nos lieux d’échanges et de débats, de nos réseaux sociaux, pour travailler ensemble au développement des régions de demain. Jean Couthuresdélégué du MdP à l’écologie Tags: coordination mdp, Jean Couthures, mdp, mouvement des progressistes, Régionales...

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Municipales 2020, l’ éco-logique raz-de-marée.
Juil02

Municipales 2020, l’ éco-logique raz-de-marée.

Celles et ceux qui par déni ou par inculture, ont toujours avec condescendance, considéré l’écologie comme l’expression folklorique de la politique, en sont aujourd’hui pour leur frais. En effet, la veille de ces élections, qui aurait pu prédire la victoire des écologistes à Lyon, Bordeaux, Tours, Poitiers, Annecy ou encore à Besançon, pour ne citer que ces villes ? Personne, bien entendu. Il aurait assurément été moins hasardeux de « tirer » les 5 chiffres du Loto plus le numéro chance. Pourtant, tous les écologistes de terrain reconnaîtront que depuis René Dumont en 1974, leurs combats politiques auront trop souvent été incompris, quand ils n’étaient pas raillés. Cette indifférence manifestée jusque-là par une majorité de Français à l’égard de l’écologie, n’aura pour autant, jamais entamé la ténacité de ces soldats verts, porteurs d’un message irréfutable : « notre planète mérite toute notre attention et notre respect ». Tous les écologistes, qu’ils soient d’EELV, de CAP21, d’Urgence Ecologie, ou d’ailleurs, vous le diraient, l’engagement écologiste lors des joutes électorales aura rarement été une partie de plaisir, notamment en zone rurale. C’est pourquoi, les écologistes radieux de 2020, devraient avoir une pensée affectueuse pour leurs aînés qui durant près d’un demi-siècle, droits dans leurs espadrilles, n’ont cessé de battre le pavé humblement, sans apparat, pour prôner la juste parole. Cette victoire du bon sens et de l’opiniâtreté n’aurait pu se construire il faut le reconnaître, sans la motivation et l’énergie d’une nouvelle génération de militants, désormais plus soucieuse de la préservation du vivant. Je suis pour ma part convaincu que ces conquêtes écologistes en appellent d’autres, le train écologique est véritablement en marche. Bravo à Europe Ecologie Les Verts et merci d’avoir transcendé notre volonté de changement. Merci également à toutes celles et à tous ceux qui en France, ont voté pour notre planète. Frédéric Bouchareb Dr Vétérinaire, spécialiste de l’agroalimentaire Elu écologiste MdP sortant de Poitiers Membre du Comité National du Mouvement des Progressistes. Tags: écologie, mouvement des progressistes, Urgence Ecologie, vague...

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Après la crise du Covid, il faut légaliser le cannabis, vite !
Juin18

Après la crise du Covid, il faut légaliser le cannabis, vite !

Emmenés par le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, une soixantaine d’élus de tous bords (LREM, EDS, UDI, LFI, LR) – parmi lesquels Sébastien NADOT, député et responsable national du MdP – et des médecins estiment que la légalisation du cannabis est une des solutions du monde d’après Covid-19. Par François-Michel Lambert (député et coprésident de LEF), Caroline Janvier (députée LREM), Jean-Luc Bennhamias (membre du CESE) et Sylvia Pinel (députée PRG) Publié le 18 juin 2020 sur le site du Nouvel Obs En juin 2019, avec une vingtaine de députés, nous déposions une proposition de loi relative « à la légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation de cannabis » [PDF]. La même semaine, le Conseil d’analyse économique (CAE), think tank rattaché à Matignon, préconisait dans un rapport très documenté [PDF] la légalisation du cannabis récréatif et une tribune dans « l’Obs », signée par 70 médecins, économistes et élus nationaux et locaux, plaidait pour cette légalisation. Ces initiatives pour la légalisation du cannabis dénoncent les effets contre-productifs de la politique prohibitionniste mise en place avec la loi de 1970 mais s’attachent surtout aux avantages de cette légalisation. L’argument économique revient en force à l’heure où nous cherchons des milliards d’euros pour faire face à la crise sanitaire, économique et sociale provoquée par le Covid-19. La légalisation permettrait en effet de faire rentrer chaque année dans les caisses de l’Etat entre 2 et 2,8 milliards d’euros et elle créerait entre 30 000 et 80 000 emplois, notamment dans le secteur agricole. L’argument sécuritaire qui démontre que la légalisation permettrait de soulager les forces de police de plus de 120 000 interpellations par an pour simple usage et de plus d’un million d’heures de travail des forces de l’ordre est largement partagé. N’oublions pas que le coût de la répression par l’appareil policier et judiciaire est estimé entre 550 et 700 millions d’euros par an. L’argument sanitaire qui place la protection de la jeunesse au cœur des politiques de prévention est tout aussi pertinent. Légaliser, c’est maîtriser la distribution du produit, sa composition tout en permettant de développer des vraies politiques de santé publique, de prévention et d’accompagnement à destination des usagers. L’argument social ou sociétal, enfin, qui consiste à cesser de faire de la consommation de cannabis un problème judiciaire et un problème médical sans voir la banalisation du produit, la diversité de ses consommateurs, son ancrage dans la société et ses multiples usages. Il s’agit également d’être à l’écoute des évolutions des politiques publiques sur le sujet en s’inspirant des expériences conduites à travers le monde. Développer une approche pragmatique et adaptée à notre pays La...

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