Identité
Juin29

Identité

« En même temps » est une expression devenue notable par l’usage qu’en a fait Emmanuel Macron, pendant sa campagne pour l’élection présidentielle française de 2017 puis durant son mandat présidentiel qui a suivi. Pour plusieurs observateurs, elle est représentative de son positionnement politique. Commencer cette tribune par le positionnement d’Emmanuel Macron semble un peu culotté je vous l’accorde. Cette phrase m’intéresse ici dans le contexte des alliances ou partenariats à envisager afin de trouver cette politique plurielle. L’idée de dire que nous ne pouvons à la fois être de droite et de gauche, est juste. Se situer à gauche signifie-t-il cependant être contre la droite ? Il n’est en aucun cas souhaitable que ma main droite prenne la place de ma main gauche. Par contre il est intéressant de reconnaître que la droite et la gauche ont une complémentarité qui va permettre de balayer à 360 degrés. Ceci étant dit, il apparaît que l’identité, l’appartenance ou la référence, de chacune de ces entités indépendantes n’est à aucun moment compromise. Et vous avec qui ne souhaiteriez-vous pas travailler ? Et de quoi avez-vous peur...

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Une fourmi petite mais costaud.
Juin29

Une fourmi petite mais costaud.

Je me présente à eux, avec mes tracts à la main, il ne fait pas vraiment beau, ni froid, je suis dans la rue, des tracts de propagande dans la main. Bonjour madame, Bonjour monsieur, Est-ce que vous votez? Des voix s’élèvent pour exprimer de façon collégiale un message clair : « pourquoi faire? Nous n’y croyons plus. » Je réponds: Qu’est ce que le soleil ? C’est une étoile qui structure notre eco-systèmes, vous êtes d’accord ? Maintenant,regardez toutes ces fourmis 🐜, pensez-vous qu’elle croient au soleil ? Pensez-vous que le soleil se soucie que les fourmis croient en lui ? Je me demande donc est-ce que la Politique ou ses hommes ont besoin qu’on croit en elle/ en eux? Les fourmis ne se contentent-elles pas de travailler avec ce soleil? Sans croire que ce dernier le leur doive quoi que ce soit. Sachant s’en protéger si nécessaire ou l’utiliser si besoin. Ni la politique ni le soleil ne sont dotés de tous les pouvoirs. Le pouvoir est dans la fourmi et dans sa capacité à utiliser les ressources qui sont à sa disposition. Et vous qu’est ce qui motive votre façon d’utiliser ce qui est...

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Quel sens je donne dans le mouvement
Juin24

Quel sens je donne dans le mouvement

Aujourd’hui, je suis invitée, par une boucle accessible à tous les membres, à participer à une mission de tractage sur un marché parisien. J’ai un peu de temps libre, je décide d’y aller. Séance ponctuelle, d’une heure, animée par quelques hommes et femmes, simples, qui font le choix de ce don de temps sur l’espace public. J’aimerais parler ici de cet homme, avec qui j’ai pris le temps d’échanger quelques mots, et qui a pris le temps de me répondre. Entre deux cagettes de légumes. « Je ne vote pas, ce sont tous les mêmes me dit-il. On nous vend la démocratie mais au final, qu’est-ce qu’on en tire dans le quotidien ? Des dictatures permettaient une meilleure vie que celle proposée aujourd’hui en France. » Des paroles que j”entends depuis 15 ans déjà, mais qui au regard du taux d’abstention de dimanche dernier, s’ancrent dans les mentalités. Je lui réponds « c’est vrai monsieur, mais les dictatures ont pour vocations à dresser l’être humain. Ici vous avez le choix. Votre voix compte, ma voix compte, pourquoi faire taire votre pouvoir ? Ici vous pouvez choisir. » Pour moi le sens de la démocratie c’est cela, être en désaccord et avoir le droit de le dire et savoir en parler. C’est aussi croire encore que nous ne sommes pas contraints à rester dans le silence et que la droite et la gauche et bien non ce n’est pas « la même chose ». La démocratie c’est se souvenir, que celui qui vole une pomme aura le droit d’être jugé et que les congés payés ne sont pas tombés du ciel. Au mouvement des progressistes je découvre un sens politique proche de mes valeurs de future travailleuse sociale. Où il n’y a pas de jugements de valeurs et d’instrumentalisation de la détresse de l’autre. Il y a une véritable considération de l’individu dans son être, et dans sa capacité à faire comme il peut. Si vous cherchez la qualité d’une équipe Humaine, rejoignez-nous, un groupe se fonde à partir de trois personnes, L’important ici c’est de dire, je fais partie du système, j’ai un rôle à jouer, une place à prendre, et moi aussi j’existe. Ensemble pour la...

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Il est temps de réparer les conséquences des essais nucléaires en Algérie
Avr14

Il est temps de réparer les conséquences des essais nucléaires en Algérie

Neuf députés, parmi lesquels Sébastien NADOT, membre du MDP, demandent à Emmanuel Macron de “publier les données et les cartes des zones” des déchets résultant des campagnes d’essais nucléaires menées au Sahara dans les années 1960. Leur tribune : “La rencontre a été repoussée ‘sine die’! La cinquième session du comité intergouvernemental de haut niveau algéro-français, qui devait se dérouler ce 11 avril, avait pour volonté de s’inscrire, comme vous l’avez exprimé, M. le Président, dans un contexte d’apaisement des contentieux historiques entre la France et l’Algérie. A cette fin, vous avez pris différentes initiatives, dont la dernière en date du 9 mars demandant à faciliter l’accès aux archives classifiées relatives à la guerre d’Algérie pour ‘favoriser le respect de la vérité historique’. Vous avez désormais l’occasion d’impulser une action concrète en faveur des populations civiles et de l’environnement qui continuent d’être affectés par des déchets nucléaires enfouis par la France dans les sables du Sahara ; il vous faut la saisir. Courant février, le ciel d’une large partie de la France a arboré une teinte orangée créant une atmosphère particulière. Le sable du Sahara, porté par les vents, est à l’origine de ce phénomène. Selon les analyses de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, ce sable avait des teneurs en Césium-137 (élément radioactif) supérieures à la moyenne, mais sans danger pour l’être humain. “Cet épisode météorologique est venu une nouvelle fois rappeler que la France a laissé une empreinte radioactive indélébile au cœur du Sahara” Cet épisode météorologique est venu une nouvelle fois rappeler que la France a laissé une empreinte radioactive indélébile au cœur du Sahara. Dix-sept explosions nucléaires entre 1960 et 1966, atmosphériques et souterraines, ont été réalisées à Reggane et In-Ekker pour tester la bombe atomique française. En 2021, les connaissances sur ces essais, sur les accidents (Béryl, Améthyste, Rubis, Jade) et leurs conséquences sont nombreuses. Mais il manque toujours des informations clés, concernant les déchets (nucléaires ou non) pour la plupart enfouis volontairement dans les sables, pour assurer la sécurité sanitaire des populations résidant dans ces zones, protéger les générations futures et prendre les mesures nécessaires et appropriées en vue de la remise en état de l’environnement. En 1997, le député Christian Bataille, membre de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques français, reconnaissait que ‘sur la question des déchets qui auraient pu résulter des campagnes d’essais réalisées au Sahara, il n’existe aucune donnée précise’. Une étude publiée par ICAN France et l’Observatoire des armements en août 2020* a dressé pour la première fois un inventaire recensant les déchets non radioactifs (élément ferreux, bidons de bitume…), le matériel contaminé enfoui dans le...

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Quelle démocratisation pour l’accès aux grandes écoles : illusion et discriminations !
Mar19

Quelle démocratisation pour l’accès aux grandes écoles : illusion et discriminations !

La place centrale des grandes écoles (ENS Ulm, X, HEC et ENA…) est toujours vérifiée dans la formation des élites en France. En effet les fameux concours très sélectifs sont encore considérés comme un accès juste et équitable aux formations les plus prestigieuses. Pourtant cette vision archaïque ne résiste pas à l’analyse globale des inégalités d’accès, selon l’origine sociale, géographique et même le genre. La reproduction de ce modèle social semble renforcé par le refus de donner pleinement les moyens à l’Université de former les meilleurs de nos étudiants. Avec un attachement viscéral à la hiérarchie, même les profs du secondaire, encore à gauche, hésitent à remettre en question leurs prérogatives en la matière. Pourtant l’Allemagne, dont nous jalousons les compétences scientifiques et l’ingénierie ne possède pas de grandes écoles et facilite les passerelles entre enseignement général et technique. Dans une présentation percutante et sans tabou qui s’est déroulée le 16 mars dernier (séminaire LIEPP, Sciences Po Paris) Mesdames Cécile Bonneau et Georgia Thebault analysent avec rigueur les données statistiques de l ‘Education nationale pour les lycées (DEPP) et du supérieur pour le cursus des étudiants (SIES). L’efficacité des mesures qui relèvent de la « discrimination positive » est ainsi mise à plat : La charte pour l’égalité des chances dans l’accès aux formations d’excellence (2005), le Livre blanc des pratiques d’ouverture sociale (2010) qui a permis de parrainer et d’accompagner des lycéens et de modifier les modalités de recrutement, les conventions éducation prioritaire de Sc Po et les cordées de la réussite (2008). Tout cela fait sens mais doit être situé dans son contexte pour ne pas faire illusion et mesurer des ambitions modestes. La seule région Ile de France concentre 234 grandes écoles, soit 25% des étudiants de niveau Bac +3/5. Paris réunit 18% des grandes écoles contre 17% pour la petite et la grande couronne ce qui illustre l’hyper concentration au détriment des autres régions. Ainsi seules les grandes métropoles s’en sortent. Sur le terrain le taux d’accès aux grandes écoles est de 14% pour les élèves de Paris contre 6% des élèves du Val de Marne par exemple. 61% des étudiants en grande école sont issus de la filière scientifique (S) et il est à noter que 38% de ces étudiants sont issus de classe préparatoire (CPGE) et 39% d’écoles privées post-fac. Dans un lycée de banlieue, déjà à la peine pour offrir le panel des formations, les chances pour un élève d’accéder à une CPGE sont quasi nulles car 8% des lycées de Paris concentrent les meilleurs enseignants et la Région abonde les établissements privés au détriment de tous les autres. A cela s’ajoute...

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