Formation #noustoutes « et toi es tu victime de violences ? »
Juin01

Formation #noustoutes « et toi es tu victime de violences ? »

C’est par cette question qu’on doit amorcer un discussion avec la personne en face de vous pour identifier si son problème est dans un conflit ou dans une violence car en cas de violence la justice en France ne doit pas faire de conciliation car la France a signé la convention d’Istanbul en 2014. Tous rapports humains a deux types de relation : conflictuelle où il y a le langage où on ne peut pas avoir peur qu’on dit « relation conventionnelle » et puis il y a celles où la peur règne, ce sont les rapports violents. Le conflit est forgé en commun dans l’écoute et la négociation; la violence est tenue par une seule personne qui amorce ou termine un processus violent. C’est un rapport où la relation est inégalitaire et atteint l’intégrité physique et morale du dominé,pour détruire l’autre. Si vous avez peur, votre cerveau est en alerte. Les femmes sont majoritairement victimes de violences. En tant que femme, on doit utiliser la phrase : “je décide de…” le plus souvent possible, en amorce de tout dialogue. Six types de violences sont classifiés par la justice : administrative, économique, psychologique, gynécologique, physiques, sexuelles et sept violences sont hiérarchisés dans les codes juridiques français : le viol, agissements sexuels, violences “habituelles”, harcèlement sexuel, injure publique sexiste, outrage sexiste, agissements sexistes. L’outrage sexiste est très commun (article 621-1 code pénal). L’injure non publique (privé) est punit par la loi par une amende de 38€. Le harcèlement sexuel peut être reconnu par des propos et des comportements à connotation sexuels répétés et mettre la pression dès la rencontre. Aux violences ‘habituelles’ (coups), peu de policiers sont formés. L’atteinte sexuelle (sur 5 zones fesses, sexe, bouche, sein, entre les cuisses) doit être qualifiée d’agression sexuelle. Dans le code pénal, les mots “attouchement, frotteur, abus” n’existent pas. Pédophilie au sens étymologique veut dire “aimer les enfants » donc non sens en juridique Cette année #noustoutes a organisé 25 formations en vidéo conférence. Anne LAROUTIS, passeuse pour #noustoutes Pour tout contact ou difficultés Twittter : @noustoutes.orghttp://www.nous-toutes.com Read full article: Formation #noustoutes « et toi es tu victime de...

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Toilettes à l′école : les enfants ne sont pas cachés à l’intérieur
Mai13

Toilettes à l′école : les enfants ne sont pas cachés à l’intérieur

Pourquoi l’hygiène des toilettes à l’école primaire n’est-elle toujours pas une priorité en 2020 ? C’est le rapport Essity : le non dit, Les toilettes scolaires restent un tabou dont on parle peu que ce soit à l’école ou à la maison. Une réalité sous-estimée même en temps de covid-19. Aujourd’hui, les adultes ont la perception de ce souci récurrent depuis 50 ans. Des responsabilités non-assumées : pas de papier pour s’essuyer, toilettes sales… des responsabilités partagées et, au final, un sujet dont personne ne s’emparait jusqu’à cette période de rentrée scolaire un peu particulière. La question des sanitaires concerne la santé et la sécurité des élèves mais aussi les règles de vie collective des citoyens dans des lieux publics et c’est de la responsabilité de l’adulte à veiller sur ce bien-être. Avant la pandémie, en 2018, un tiers des collégiens et lycéens ne va jamais aux toilettes au collège  : problème d’hygiène, manque de papier, odeurs, saleté, mais aussi bagarres et consommation de drogues. Il est normal qu’un grand nombre d’ados souffrent de problèmes de santé. Incontinence urinaire, brûlures à la miction et constipation : les douleurs abdominales sont les principaux symptômes recensés. L’état des sanitaires dans les établissements correspond à l’état d’esprit des élèves. Ces espaces devraient contribuer à leur bien-être et à leur santé, donc à leur réussite. Ce n’était pas le cas avant le COVID-19, ce n’est pas le cas aujourd’hui même en protocole sanitaire, ce sera le cas pour le jour d’après peut-être. Pour l’atteindre, la question ne doit pas être tabou, mais faire l’objet d’une prise en compte par l’ensemble des parties concernées et d’une concertation avec les collectivités territoriales chargées du bâti. C’est le cas dans l’école de ma fille, c’est le cas dans les écoles du Vaucluse, le cas en France. Nous en sommes tout.e.s responsables. A chacun (état et territoire) avec les citoyens d’en trouver une façon d’embellir les toilettes pour qu’elles soient un espace de libération. Nos enfants nous en remercieront. Anne LAROUTIS, une mère de famille qui se fait des...

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les préconisations culturelle en temps de COVID 19
Mai07

les préconisations culturelle en temps de COVID 19

Hier, notre président demande à « dompter le tigre » (le virus) en rallongeant les droits des intermittents du spectacle au niveau de Pôle Emploi sur un an. Près de 274 000 personnes sont donc concernées par cette annonce. En contre-parti, le gouvernement demande aux intermittents (dé)confinés de participer à la vie sociale, de rentrer dans les écoles et les centres aérés. A côté de cela, les festivals sont annulés ; on demande de réinventer un Nouveau Monde pour cultiver, divertir le Peuple. A côté de cela, il y a les théâtres, les opéras, les salles de concert, les cafés théâtres qui emploient des non intermittents donc des salariés ou des micros-entrepreneurs sans parler des artisans qui vont se retrouver dans des problèmes ingérables si le protocole sanitaire préconisé par des infectiologues comme le professeur François Bricaire se met en place ; à savoir l’instauration d’un à deux sièges d’écart entre les spectateurs, le port du masque sur scène, la suppression des vestiaires, snack / buvette et des entractes, imposer un nouveau jeu car pour jouer nous devrons, on devra, porter un masque ou respecter la distance sociale d’un mètre sur scène. Le spectacle (dé)confiné sera de l’esprit ou ne le sera pas. A un moment donné on « domptera le tigre » en apprivoisant nos peurs collectives. Non, le virus ne passera pas dans nos spectacles. Mais sans moyens cela est vain. Il ne restera que les écrans de 20 pouces où on pourra s’exprimer, et cela est trop étroit pour nos rêves d’enfants. En attendant, des jeunes lancent des festivals en 2.0 comme la plateforme solidaire http://www.avignon-online.com. Ça vaut mieux que d’avaler le Corona. Anne LAROUTIS, comédienne qui cultive son...

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Les chroniques de Médusa – 6
Mai07

Les chroniques de Médusa – 6

La polémique monte au sujet d’une supposée loi d’amnistie votée par le sénat. Passons sur la qualification qui n’est pas appropriée, mais la contestation porte aussi bien sur l’amendement voté par tous les partis au sénat, que sur le gouvernement qui s’y opposait, signe d’une société civile défiante des institution politiques, voir incohérente et contradictoire. Ce fut une erreur de la part du sénat de voter cet amendement au regard de la loi existante, les préoccupations clientélistes des sénateurs ont créé un soudain incendie des réseaux sociaux sur cette question. La question de la responsabilité n’en demeure pas moins une question qui mérite que chacun s’interroge sur la façon dont cela devrait être intégré dans la société. Que doit être la loi? De quelle marge d’interprétation bénéficient les individus ? Quelle part liberté d’appréciation laisse-t-on à la justice ? En ces temps où il est urgent de prendre des décisions pour changer les choses radicalement pour faire évoluer notre société, nos modes de production, notre respect des limites naturelles, on observe un rejet systématique de toute incertitude. La crise du COVID en est l’exemple. Des décisions ont dû être prises dans une situation où la compréhension par les spécialistes du sanitaire a évolué très rapidement. Les décideurs, politiques mais pas seulement, ont dû les prendre avec de grandes incertitudes. A posteriori, à la lumière de l’amélioration du diagnostic avec le temps, et même de l’observation des conséquences des mesures effectivement prises, il sera très facile d’expliquer que ceux qui ont décidé auraient dû faire d’autres choix. Il ne s’agit pas ici de nier le fait que des erreurs ou des fautes ont été commises, et des sanctions devront être éventuellement prises. La fonte depuis 2013 des stocks importants de masques par exemple, devra être analysée, car une fabrication nationale de masque n’aurait pas supplanté ces stocks au déclenchement de l’épidémie. Nous devons collectivement admettre que collectivement l’intérêt pour la question de la préparation à une pandémie était au plus bas. Au moment du déconfinement, dans une telle atmosphère de défiance, nous allons inciter chaque personne qui va devoir prendre des décisions à ne pas le faire, et à trouver toutes les excuses pour ne pas le faire. Ne pas réouvrir une école expose bien moins que de décider de l’ouvrir en faisant au-mieux dans l’application des conditions sanitaires mais sans réussir à ce que ce soit parfait, sans tâtonnement. Et pourtant, il est urgent de pouvoir vivre à nouveau, il est urgent qu’un maximum d’enfants puissent à nouveau retourner à l’école. Mais là aussi on voit les contradictions : les mêmes personnes et organisation reprochent à la fois le...

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Avec la gestion du covid19, une génération d’élèves sacrifiés ?
Avr29

Avec la gestion du covid19, une génération d’élèves sacrifiés ?

Le Premier ministre a présenté mardi soir devant les députés le plan de déconfinement qu’il entend mener avec son gouvernement à parti du 11 mai et notamment les dispositions relatives à une réouverture progressive des établissements scolaires. Ne tenant plus compte du conseil scientifique qui préconise la fermeture des établissements d’enseignement jusqu’en septembre, le Premier ministre a annoncé la réouverture progressive des écoles maternelles et élémentaires à compter du 11 mai, reportant au 25 mai la réouverture progressive, en fonction des territoires, des collèges. Puis cela serait le tour, en juin éventuellement, des lycées professionnels et généraux. Sur quel ordre de considérations ont été prises ces annonces ? Il s’agit clairement pour nous de remettre au travail les salariés entravés par la garde de leurs enfants. Mais le risque de contamination est-il réellement moindre chez les enfants ? On peut aussi émettre de sérieux doutes sur l’adaptation, dès à présent, des locaux scolaires avec des conditions d’hygiène drastiques. Dans ce contexte, le caractère facultatif de la scolarisation est un scandale. Jean-Michel Blanquer, ancien recteur de l’académie de Créteil, devrait pourtant avoir appris quelques indications sur l’état de l’école dans les quartiers populaires. Les menaces sur l’emploi vont donc laisser les parents face à un dilemme, facteur de stress. Le clivage dans la population entre le groupe qui accède au télé-travail et ceux qui en sont exclus est donc assumé par ce gouvernement. Le risque est aussi celui d’une rupture d’égalité et de gratuité avec le privé qui rode, avec des cours intégralement à distance, des leçons particulières, des stages de remise à niveau pour les familles qui le peuvent. Sans doute les lycéens seront les plus pénalisés par cette année hachée qui péjore les choix d’orientation, sans possibilité de rattrapage. De plus, sur quels critères seront sélectionnés les bacheliers par les Universités ? Nous voyons poindre l’arbitraire, allié objectif du déterminisme social. Pour notre part, nous refusons que notre pays sacrifie sa jeunesse. Jean COUTHURES – François...

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