Municipales 2020, l’ éco-logique raz-de-marée.
Juil02

Municipales 2020, l’ éco-logique raz-de-marée.

Celles et ceux qui par déni ou par inculture, ont toujours avec condescendance, considéré l’écologie comme l’expression folklorique de la politique, en sont aujourd’hui pour leur frais. En effet, la veille de ces élections, qui aurait pu prédire la victoire des écologistes à Lyon, Bordeaux, Tours, Poitiers, Annecy ou encore à Besançon, pour ne citer que ces villes ? Personne, bien entendu. Il aurait assurément été moins hasardeux de « tirer » les 5 chiffres du Loto plus le numéro chance. Pourtant, tous les écologistes de terrain reconnaîtront que depuis René Dumont en 1974, leurs combats politiques auront trop souvent été incompris, quand ils n’étaient pas raillés. Cette indifférence manifestée jusque-là par une majorité de Français à l’égard de l’écologie, n’aura pour autant, jamais entamé la ténacité de ces soldats verts, porteurs d’un message irréfutable : « notre planète mérite toute notre attention et notre respect ». Tous les écologistes, qu’ils soient d’EELV, de CAP21, d’Urgence Ecologie, ou d’ailleurs, vous le diraient, l’engagement écologiste lors des joutes électorales aura rarement été une partie de plaisir, notamment en zone rurale. C’est pourquoi, les écologistes radieux de 2020, devraient avoir une pensée affectueuse pour leurs aînés qui durant près d’un demi-siècle, droits dans leurs espadrilles, n’ont cessé de battre le pavé humblement, sans apparat, pour prôner la juste parole. Cette victoire du bon sens et de l’opiniâtreté n’aurait pu se construire il faut le reconnaître, sans la motivation et l’énergie d’une nouvelle génération de militants, désormais plus soucieuse de la préservation du vivant. Je suis pour ma part convaincu que ces conquêtes écologistes en appellent d’autres, le train écologique est véritablement en marche. Bravo à Europe Ecologie Les Verts et merci d’avoir transcendé notre volonté de changement. Merci également à toutes celles et à tous ceux qui en France, ont voté pour notre planète. Frédéric Bouchareb Dr Vétérinaire, spécialiste de l’agroalimentaire Elu écologiste MdP sortant de Poitiers Membre du Comité National du Mouvement des Progressistes. Tags: écologie, mouvement des progressistes, Urgence Ecologie, vague...

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Le piège vert.
Juin30

Le piège vert.

C’est une percée sans précédent en France. C’est aussi une percée sans précédent dans le monde. Le score des écologistes aux municipales de 2020 est sans appel. C’est une bonne nouvelle ! Une très bonne nouvelle même ! Mais attention ! Passées les réjouissances, méfions nous de crier et de célébrer une prise de conscience écologique du peuple français. Le risque est grand, aveuglés par la victoire, de ne pas comprendre les ressorts de cette élection et de finalement retourner à des scores plus anecdotiques. Sans sous-estimer le magnifique travail de rassemblement qu’ont fais tous les candidats écologistes, il faut revenir sur les circonstances du vote. Outre la crise du Covid-19 qui a permis le lien douteux entre pandémie et écologie, plusieurs facteurs ont permis l’émergence des listes écologistes : – Une gauche qui n’était plus que l’ombre d’elle même. – Une alliance LR / LREM malvenue, ridicule et délétère pour les candidats de droite. – Et un formidable travail de rassemblement des candidats écologistes. Mais Le vote écologiste a surtout été un vote d’opposition. Un vote d’opposition aux espoirs douchés en terme d’écologie par LREM depuis la présidentielle. Un vote d’opposition aux maires qui ont verdi leurs programmes sans tenir leurs promesses face à l’urgence d’agir pour la transition écologique. Certes il y a eu une vraie conscience écologique chez certains électeurs. Mais cette élection a aussi profité du vent de dégagisme qui avait permis l’avènement d’Emmanuel Macron à la présidentielle. Qui connaissait réellement son candidat écologiste aux municipales ? Soyons lucide, après l’élection d’Emmanuel Macron, le vote écologiste sera le dernier vote alternatif avant Marine Le Pen. Les citoyens se sont autorisés une dernière tentative pour ne pas avoir à voter aux extrêmes. Ne nous leurrons pas, tous ces nouveaux maires seront attendus au tournant. Plus que n’importe quel autre maire, car ils ont été élus à titre d’expérimentation. C’est un vote pour essayer. C’est un vote contre les partis traditionnels qui n’avaient pas pris la mesure de l’urgence citoyenne. Le défi sera tout autre aux présidentielles. Car les citoyens ne se limiteront pas aux enjeux écologiques. Et le programme économique et sociale d’EELV manque sérieusement de consistance. Les citoyens auront, ô combien, d’autres préoccupations que d’ajouter des arbres dans leurs villes où d’imaginer une hypothétique décroissance. C’est donc une grosse pression qui repose sur les nouveau maires écologistes : Prouver que les forces progressistes de gauche peuvent offrir autre chose qu’une écologie caricaturale et contraignante. Alors soyons heureux ! Soyons fiers ! mais surtout soyons des travailleurs acharnés aux services des citoyens, de tous les...

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Après la crise du Covid, il faut légaliser le cannabis, vite !
Juin18

Après la crise du Covid, il faut légaliser le cannabis, vite !

Emmenés par le député des Bouches-du-Rhône François-Michel Lambert, une soixantaine d’élus de tous bords (LREM, EDS, UDI, LFI, LR) – parmi lesquels Sébastien NADOT, député et responsable national du MdP – et des médecins estiment que la légalisation du cannabis est une des solutions du monde d’après Covid-19. Par François-Michel Lambert (député et coprésident de LEF), Caroline Janvier (députée LREM), Jean-Luc Bennhamias (membre du CESE) et Sylvia Pinel (députée PRG) Publié le 18 juin 2020 sur le site du Nouvel Obs En juin 2019, avec une vingtaine de députés, nous déposions une proposition de loi relative « à la légalisation contrôlée de la production, de la vente et de la consommation de cannabis » [PDF]. La même semaine, le Conseil d’analyse économique (CAE), think tank rattaché à Matignon, préconisait dans un rapport très documenté [PDF] la légalisation du cannabis récréatif et une tribune dans « l’Obs », signée par 70 médecins, économistes et élus nationaux et locaux, plaidait pour cette légalisation. Ces initiatives pour la légalisation du cannabis dénoncent les effets contre-productifs de la politique prohibitionniste mise en place avec la loi de 1970 mais s’attachent surtout aux avantages de cette légalisation. L’argument économique revient en force à l’heure où nous cherchons des milliards d’euros pour faire face à la crise sanitaire, économique et sociale provoquée par le Covid-19. La légalisation permettrait en effet de faire rentrer chaque année dans les caisses de l’Etat entre 2 et 2,8 milliards d’euros et elle créerait entre 30 000 et 80 000 emplois, notamment dans le secteur agricole. L’argument sécuritaire qui démontre que la légalisation permettrait de soulager les forces de police de plus de 120 000 interpellations par an pour simple usage et de plus d’un million d’heures de travail des forces de l’ordre est largement partagé. N’oublions pas que le coût de la répression par l’appareil policier et judiciaire est estimé entre 550 et 700 millions d’euros par an. L’argument sanitaire qui place la protection de la jeunesse au cœur des politiques de prévention est tout aussi pertinent. Légaliser, c’est maîtriser la distribution du produit, sa composition tout en permettant de développer des vraies politiques de santé publique, de prévention et d’accompagnement à destination des usagers. L’argument social ou sociétal, enfin, qui consiste à cesser de faire de la consommation de cannabis un problème judiciaire et un problème médical sans voir la banalisation du produit, la diversité de ses consommateurs, son ancrage dans la société et ses multiples usages. Il s’agit également d’être à l’écoute des évolutions des politiques publiques sur le sujet en s’inspirant des expériences conduites à travers le monde. Développer une approche pragmatique et adaptée à notre pays La...

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Ne nous divisons pas à cause des puissants !
Juin06

Ne nous divisons pas à cause des puissants !

On veut diviser les Français sur des problèmes raciaux au moment où certains doivent s’expliquer sur leur gestion de la Covid-19 et le surendettement des générations futures qu’ils préparent. Cette manipulation “raciale” est très dangereuse. Qu’ils ne croient pas que la pilule des futures attaques sociales passera pour autant ! Profiter de la crise économique actuelle et à venir leur sera l’occasion pour faire pencher la balance une fois de plus en faveur des patrons et des rentiers ; les riches en somme. Des problèmes de racisme et de brutalités policières existent en France. Il ne faut pas le nier. Il faut en débattre et mieux lutter contre sans verser dans la passion. Quand des problèmes existent, tous les citoyens d’un pays doivent s’unir pour y trouver des solutions. Mais ces mêmes citoyens doivent être vigilants et veiller à ne pas se laisser manipuler par un pouvoir qui veut éviter les débats et tout transformer en affrontement racial pour s’exonérer de toutes ses responsabilités. Tout ceci est très dangereux. A l’inverse, ce pouvoir est bien silencieux sur les zones de non droit, la délinquance et les extrémismes religieux. Un mort et tous les défenseurs des puissants et du système actuel (médias, faux intellos appelés pudiquement “experts” ou “spécialistes”, chiens de garde, ainsi que leurs manipulés (pourtant majoritairement gens de bonne foi) sont mobilisés. Des morts, il y en a tous les jours en France victimes de tous les types de racisme et de toutes les violences faites aux femmes et aux hommes de ce pays. Combien de morts par des accidents du travail, pour des problèmes de bon et équitable accès aux soins, par la pollution, par l’empoisonnement jusque dans les assiettes de dame “malbouffe” c’est-à-dire l’industrie agroalimentaire, par l’industrie pharmaceutique et ses mensonges meurtriers, par la délinquance qui frappe les plus pauvres, les plus vulnérables, etc. ? Mais là, silence radio ; car en cas de révélation, il y aura deux coupables : l’Etat et la haute finance. Circulez ! Il n’y a rien à voir. La délinquance financière grâce à ses bras armés étatique et médiatique peut continuer à prospérer. Quand notre pouvoir est en danger minimal, il divise les Français sur des bases politiques ou sociales. Quand il se sent en vrai danger à cause de sa politique désastreuse, il recourt à la division raciale. C’est une vieille ruse capitaliste qui nous a conduits, entre autres désastres, à deux terribles guerres mondiales. Vigilance ! Ne nous divisons pas à cause des puissants pour leur profit final au détriment des peuples ! Leur manipulation doit finir comme l’article “scientifique” de The Lancet qui a fait...

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Formation #noustoutes « et toi es tu victime de violences ? »
Juin01

Formation #noustoutes « et toi es tu victime de violences ? »

C’est par cette question qu’on doit amorcer un discussion avec la personne en face de vous pour identifier si son problème est dans un conflit ou dans une violence car en cas de violence la justice en France ne doit pas faire de conciliation car la France a signé la convention d’Istanbul en 2014. Tous rapports humains a deux types de relation : conflictuelle où il y a le langage où on ne peut pas avoir peur qu’on dit « relation conventionnelle » et puis il y a celles où la peur règne, ce sont les rapports violents. Le conflit est forgé en commun dans l’écoute et la négociation; la violence est tenue par une seule personne qui amorce ou termine un processus violent. C’est un rapport où la relation est inégalitaire et atteint l’intégrité physique et morale du dominé,pour détruire l’autre. Si vous avez peur, votre cerveau est en alerte. Les femmes sont majoritairement victimes de violences. En tant que femme, on doit utiliser la phrase : “je décide de…” le plus souvent possible, en amorce de tout dialogue. Six types de violences sont classifiés par la justice : administrative, économique, psychologique, gynécologique, physiques, sexuelles et sept violences sont hiérarchisés dans les codes juridiques français : le viol, agissements sexuels, violences “habituelles”, harcèlement sexuel, injure publique sexiste, outrage sexiste, agissements sexistes. L’outrage sexiste est très commun (article 621-1 code pénal). L’injure non publique (privé) est punit par la loi par une amende de 38€. Le harcèlement sexuel peut être reconnu par des propos et des comportements à connotation sexuels répétés et mettre la pression dès la rencontre. Aux violences ‘habituelles’ (coups), peu de policiers sont formés. L’atteinte sexuelle (sur 5 zones fesses, sexe, bouche, sein, entre les cuisses) doit être qualifiée d’agression sexuelle. Dans le code pénal, les mots “attouchement, frotteur, abus” n’existent pas. Pédophilie au sens étymologique veut dire “aimer les enfants » donc non sens en juridique Cette année #noustoutes a organisé 25 formations en vidéo conférence. Anne LAROUTIS, passeuse pour #noustoutes Pour tout contact ou difficultés Twittter : @noustoutes.orghttp://www.nous-toutes.com Read full article: Formation #noustoutes « et toi es tu victime de...

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