Les irréductibles gardois contre l’implantation d’Amazone
Nov05

Les irréductibles gardois contre l’implantation d’Amazone

Autour de ce bassin de vie, nous vivons simplement. A Saint-Hilaire-d’Ozilhan, village gardois d’un millier d’habitants, les enfants vont à l’école à cheval et les viticulteurs sont passés en bio. Mais ce mode de vie, des hommes d’affaires voulaient le changer en installant un grand cube gris de 38.800 m2, 400 mètres de long, 100 mètres de large et 18 mètres de haut,  « Aussi haut que les arènes de Nîmes ! ». Le terrain choisi surplombe l’autoroute A9 et son ballet déjà incessant de poids lourds, entre Nîmes et Avignon. A l’ouest le Mont Lozère, à l’est, la Provence, en contrebas, le Gardon qui mène au Pont du Gard. Ce projet, validé par le préfet, est un cauchemar pour Patrick Genay, apiculteur et membre de l’ association ADERE qui s’oppose, pour des raisons écologiques au défrichage de ces hectares, à l’ensemble du projet. Pour Gérard Tornay, membre de l’association, “cela signifie, comme le précisent les commissaires de l’enquête publique, un camion toutes les deux minutes, 24 heures sur 24, sept jours sur sept et pendant douze années au minimum”. La contestation dépasse largement le village. La population rentre en résistance car au-delà des conséquences environnementales, Amazon nuit à l’image touristique de notre pays. La résistance s’étend jusque vers Uzès. Pour Didier Riesen de l’association Primavera, c’est en effet un “affront” adressé au majestueux Pont du Gard. ” Pour Jacqueline Balvet, de l’association Attac, d’ Alès. “On a suffisamment de problèmes avec le réchauffement climatique quel sens cela peut-il avoir d’envoyer sur les routes davantage de camions vers l’Italie ou l’Espagne ?” De son côté, Amazon avance ses pions discrètement, sans rien annoncer officiellement. L’entreprise Argan est chargée de concevoir le bâtiment, mais des riverains ont porté plainte pour prise illégale d’intérêts. Ils ont des doutes sur la légalité de certaines procédures de ventes de terres par les élus. Amazone promet des embauches et surfe sur le succès du commerce en ligne pendant cette période du Covid, et avance des arguments écologiques pour s’implanter. “Plus les entrepôts seront proches des clients, plus le maillage sera fin et mieux ce sera”, explique-t-on à la communication d’Amazon France. Un contre-projet en permaculture est présenté mais en face, les opposants ne désarment pas. Dans cette pièce de théâtre, il manque l’acte trois. On travaille désormais sur un contre-projet, une ferme en permaculture à destination des crèches et des écoles, ainsi que de la vente directe de fruits et légumes. On cherche des soutiens politiques, comme celui de l’ancienne ministre de la Culture, Françoise Nyssen, patronne de la maison d’édition Actes Sud à Arles ou celui de la députée Delphine Batho. On rêve...

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Fraude sociale, entre cloisonnement et démantèlement des services
Sep18

Fraude sociale, entre cloisonnement et démantèlement des services

Eric Ciotti, Président du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, pointe une nouvelle fois les bénéficiaires du RSA et les amalgame aux fraudeurs aux aides sociales. « Comme président des @alpesmaritimes, j’ai créé en 2011 la première brigade nationale de lutte contre la fraude au RSA de France. Nous vérifions les prestations et traquons les fraudeurs » explique-t-il sur Twitter le 16/09/2020. C’est un vieux marronnier de la droite : « quand le politique désigne la fraude, l’électeur regarde le pauvre ». Le rapport de la Cour des Comptes, La lutte contre les fraudes aux prestations sociales, a été publié le 08/09/2020. Permettez-moi d’en citer un large extrait afin de bien expliquer la situation : « Les fraudes détectées se concentrent, en montant, sur certains types de prestations, d’auteurs ou de situations : – pour la branche famille, ce sont principalement le RSA, la prime d’activité et les aides au logement qui font l’objet de fraudes. À lui seul, le RSA a représenté 46 % des fraudes qualifiées en 2019. L’omission et les fausses déclarations de ressources constituent le premier mode opératoire de fraudes et de fautes détectées (69 % en 2019) ; – pour l’assurance maladie, ce sont les professionnels et les établissements de santé et médico-sociaux qui concentrent une part prépondérante des montants de préjudices subis et évités, soit près de 80 % du total en 2019. Ceux-ci concernent des facturations d’actes médicaux et paramédicaux, de séjours en établissement de santé, de prestations et de biens de santé fictifs, ainsi que des surfacturations ; – pour la branche vieillesse, les prestations du minimum vieillesse, soumises à des conditions de ressources et de résidence stable en France, ont été à l’origine de près de trois fraudes sur quatre détectées en 2019 ; – pour Pôle emploi, les reprises d’activité non déclarées représentent chaque année, depuis 2015, plus de 70 % du nombre d’affaires frauduleuses. Le nombre de fraudes et de fautes sanctionnées a lui aussi beaucoup augmenté, grâce aux sanctions administratives (avertissements et pénalités financières décidées par les directeurs des organismes sociaux), qui suppléent pour partie les réponses pénales et ordinales. Toutefois, au-delà de la mise en recouvrement des sommes indûment versées, qui revêt un caractère systématique, seules les Caf sanctionnent en pratique toutes les fraudes, au moins par un avertissement (qui pourra être suivi d’une pénalité financière majorée en cas de récidive). » A la lecture de ces éléments de compréhension, il ne s’agit aucunement de nier l’ampleur des fraudes sociales ni de les justifier. Nous contribuons toutes et tous à la protection sociale, par nos cotisations et nous devons continuer à défendre ce modèle. Mais s’il y a...

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Plan de relance, le puéril jeune
Sep05

Plan de relance, le puéril jeune

Après l’annonce du plan de relance de l’économie et du plan « 1 jeune, 1 solution », je ne peux que déplorer et dénoncer l’absence de réponse à l’urgence sociale dans laquelle les jeunes surnagent depuis le début de l’épidémie. Je prendrai un exemple de mon quotidien professionnel pour l’illustrer. H., 21 ans, est titulaire d’un Bac Pro dans le domaine de l’accueil et de la relation client, mais, ne trouvant pas de travail, elle a fini par accepter, en janvier 2020, un emploi d’auxiliaire de vie sociale chez les particuliers. Durant le confinement, elle est contrainte de continuer à gagner sa vie. Comme elle travaille à temps partiel, la Garantie Jeunes (dispositif de la mission locale) lui verse une allocation en complément. Mais la situation se dégrade : elle fait des kilomètres en bus chaque jour pour aller d’un bénéficiaire à un autre, sans temps de pause bien souvent et elle achète ses propres masques car son employeur ne lui en fournit pas. En juin dernier, elle craque et démissionne de son travail tout en cherchant un autre emploi plus valorisant. Elle finit par décrocher une mission de service civique, ce qui lui assure un maigre salaire mais la maintient dans la précarité. Des jeunes dans une telle situation, il y en a des milliers : les journaux les appellent les « oubliés de la Covid 19 ». Etudiants contraints à la galère pour se nourrir et se loger, jeunes diplômés en Licence qui sont préparateurs de commandes dans la grande distribution, intérimaires sans missions, jeunes sans qualification prêts à accepter n’importe quoi, quand ils ne cèdent pas à la tentation des réseaux et des trafics. La jeunesse s’ensauvage, disent-ils à droite et au gouvernement ? Mais le monde qu’on leur propose est lui-même sauvage, mesquin, cynique, précaire. Rien ne justifie les violences et la délinquance, d’où qu’elles viennent et quelles qu’en soient les victimes. On peut cependant tenter d’en comprendre certaines raisons. Un plan de 6,5 milliards d’euros prétend favoriser l’insertion et l’emploi pour l’insertion de750 000 jeunes. Si le soutien à la formation professionnelle, à l’apprentissage et à l’embauche constitue, sans aucun doute, une série de bons leviers, en revanche, depuis le CICE, le Mouvement des Progressistes demande que l’Etat s’assure des contreparties réalisées par les entreprises qui reçoivent ces aides, surtout les plus grandes. Le temps de la mise en œuvre de cet énième plan et du renforcement des moyens de l’insertion, rien ne sera réglé sur l’urgence sociale, qui frappe durement les jeunes (et les familles, les personnes âgées ou en situation de handicap). La mise en place d’un revenu minimum, quel que soit...

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Rentrée scolaire le prix démasqué des masques
Août25

Rentrée scolaire le prix démasqué des masques

Dès la 6ème, nos enfants seront masqués toute la journée au collège et au lycée; après que certains spécialistes pendant le confinement et le déconfinement nous précisaient par médias interposés que « les enfants et les jeunes étaient des porteurs sains »/ Mais cela c’était avant que l’été ne se passe. La cigale d’état veut redevenir fourmi et donc nous reconfiner avec une exigence pour toutes et tous: le masque sur le nez. Pour une famille de 4 personnes, cela va avoir un coût selon le calcul du Parisien « le budget pour une famille de quatre personnes avec deux enfants de plus de 11 ans s’élève à 96 euros par mois pour des modèles lavables et à 228 euros pour des masques à usage unique ». Cette somme doit rentrer dans la ligne budgétaire coûte que coûte des familles françaises. Trois présidents de région qui ne partagent pas l’avis de nos gouvernants vont distribuer des masques gratuitement (entre 1 à trois par collégien et lycéen lavable 50 fois) à nos têtes blondes en marche pour être adulte. Mais pour les « gens du sud » qui habitent vers les frontières italiennes il va falloir troquer des pâtes d’une certaine marque pour la fabrication de masques en tissus par les « copines et copains qui savent faire » sinon cela coûte par enfant et adulte et par foyer 96€ par mois si les adultes sont au travail et les enfants à l’école. Sans cela, point de salut. On ne pourra pas skier au Mont Ventoux cet hiver. En lien la pétition pour que le personnel enseignant ont des masques transparents et visibles gratuitement à l’école https://www.mesopinions.com/petition/social/masque-transparent-obligatoire-gratuit-intervenants-etablissements/100101 et pour tout.e.s https://www.change.org/p/assemblée-nationale-gratuité-des-masques-pour-tous-en-france/psf/promote_or_share Anne LAROUTIS, pour le...

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Osons le dépassement du capitalisme.
Août17

Osons le dépassement du capitalisme.

Le capitalisme est en proie depuis plus de 30 ans à une crise systémique. Récession, croissance en berne…autant de facteurs qui mettent le Monde à mal conduisant au déchirement même de notre civilisation. Cette crise touche tous les aspects de notre quotidien. Aujourd’hui ayons l’exigence d’une nouvelle société dans toutes ses dimensions : plus humaniste, plus respectueuse de son environnement et surtout plus équitable. Engageons dès lors le processus de dépassement du capitalisme, ce qui impose un État au cœur même de la transformation. Détaché de tous les lobbies économiques, afin de préserver l’intérêt général, il serait dès lors un acteur essentiel de l’économie et non un outil à la solde du grand capital. Se dégager de tout ancrage libéral est aujourd’hui une nécessité ! Le Président Macron et son mouvement bien que récents, sont déjà obsolètes, ils sont les chantres assumés d’un libéralisme sans limite réduisant l’individu à l’état d’outil de production. Le temps est venu de poser les jalons d’une autre pensée politique, celle d’une gauche sociale, progressiste et...

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