Virginie DESPENTES, Adèle HAENEL, Florence FORESTI, je suis avec vous!

Lambert Wilson, Raphaël Enthoven et autres chroniqueurs de métier. Qu’ils sont prompts les intellectuels, les artistes à dire que ce n’est pas comme ça qu’il fallait faire.
Qu’il est aisé de déplacer à chaque fois le débat sur la forme, alors que le fond, dramatique, violent, fait de siècles d’injustices, de souffrances tus est toujours relégué en annexe des débats, porté par un relativiste pseudo-intélectuel à la misogynie tellement ancrée que ces personnes ne voient même plus le problème quand elles parlent.

Sur ce sujet, on a pas besoin d’intellectuels pour intellectualiser les choses. On a besoin d’hommes qui respectent les femmes.

MeToo !

Là où tous les chroniqueurs mâles débattant entre-eux sur les plateaux de télévision, défendant l’éternel « Oui, mais… », le même qu’utilise les racistes, machistes, immobilistes, et tenants des privilèges de tous bords.
Ce que n’ont pas compris ces gens, c’est que quand on se révolte, on ne demande pas l’autorisation. Une révolution fait toujours des victimes.
Qu’est ce que 3 bonhommes injustement accusés sur Twitter qui reprendront leurs vies le lendemain comme si de rien était dans l’indifférence générale face aux millions (milliards) de sévices subis pas les femmes dans le monde.
« Oh my god ! I’m schoked ! » mais qu’est ce que c’est que ces femmes au langage de charretier qui ne savent pas rester à leurs places ? Mais pourquoi ne se contentent t’elles pas de ces libertés qu’on leurs a déjà accordées ?

Nelson Mandela, que tout le monde adule aujourd’hui, n’a t’il pas pris les armes voyant que son combat n’avançait pas avant de revenir à la non violence ? On a sûrement dû lui dire que ce n’était pas correct.
Quand les Blacks Panther, voyant que le combat de Martin Luther King ne portait pas assez ses fruits, radicalisent leur lutte pour les droits civiques. Sûrement leurs a t’on dit que ce n’était pas comme cela qu’il fallait faire.
Quand des femmes dans les années 70, ont signé le manifeste des 343 salopes, nombre de gens et de chroniqueurs de l’époque ont dû leurs dire que ce n’était pas la bonne méthode.

Ces hommes n’ont pas eu une once de fois à vivre ce que vivent les femmes dans nos sociétés. Ce monde est le leur. Ce monde est le mien (Je suis un homme blanc, et je profite chaque jour de ces privilèges sans m’en rendre compte, en trouvant tout cela parfaitement normal. Je me permets même le luxe d’être d’une extrême politesse avec mes congénères féminins et colorés).

Mais quand personne ne vous écoute depuis tant d’années. Quand les choses sont ancrées sociétalement, psychiquement sur des dizaines de générations.

Que voulez-vous faire ?

Alors oui ! C’est maladroit, c’est pas forcément très classe, ça peut-être discutable parfois. Mais vous avez raison Madame DESPENTES, « On vous emmerde !!! ».

Les révolutions ne se font pas sans victime. Le bousculement de l’ordre établi n’est pas là pour faire plaisir.
Il y aura toujours des personnes bien comme il faut qui se satisferont de la souffrance des autres.

Virginie DESPENTES, Adèle HAENEL, je vous aime car vous me montrez d’autres choses à voir. Vous m’emmenez vers d’autres territoires. Vous me faites réfléchir même dans nos désaccords.
Vous ne vautrez pas mon intellect dans la bassesse d’un « non mais quand même, ce n’est pas convenable ! ».

Quand une Femen montre ses seins, ça ne me plaît pas.
Mais, Pourquoi fait-elle ça ?
Quand une femme parle de chatte pour parler de son vagin, ça m’écorche l’oreille.
Mais, Pourquoi pas ?

Le combat ne fait que commencer. Ça fait des millénaires qu’il aurait dû être mené.
Entrons dans l’arène ! Choisissons notre camps !
De ceux qui tolèrent le viole, les insultes dans la rue, les mains aux fesses, les écarts de salaire, le sexisme des jouets, des études, des tâches domestiques… Tous ceux qui veulent qu’on prenne le temps de réfléchir avant tout action. Tous les défenseurs d’un moratoire du débat, les adeptes de la cryogénisation de l’époque.
Ou de ceux qui avancent, qui croient qu’une autre façon de faire est possible. Entre hommes et femmes. Ceux qui jamais dans leur vie, n’ont pensé que le viole, les insultes dans la rue, les mains aux fesses, les écarts de salaire, le sexisme des jouets, des études, des tâches domestiques étaient, sous quelques circonstances que ce soit, ou quelques époques qu’il soit, tolérable, justifiable, explicable.
C’est une lutte ! on l’avait oublié.
Mais les rétrogrades militants en costumes (Zemmour, Marion Maréchal Le Pen, Donald Trump, les chroniqueurs du Point…) savent nous le rappeler. Eux, ont toujours attendus leur heure.

Auteur : Olivier AURIOU

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