Le progrès au service de l'homme

Des réformes articulées autour de cinq axes

Axe 1 : Une reconstruction sociale autour des principes de justice sociale, d'égalité, d'accès aux savoirs et à la culture.
Axe 2 : La défense des libertés individuelles et collectives, de la tranquillité publique et d'une justice indépendante
Axe 3 : La définition d'une nouvelle éthique de la République et de la vie politique
Axe 4 : L'approfondissement de la démocratie sociale et citoyenne
Axe 5 : Le combat pour une mondialisation solidaire et pacifique

Courtoisie, galanterie et liberté pour l’humanité

Mes amies du genre « Homme » ne nous défendons pas de nous parler dans la meilleure des courtoisies. Importuner dans l’agressivité peut représenter, en tant que genre féminin, une lourdeur pesante qui peut représenter une faute grave à nos yeux de femme ancrés dans le XXIème siècle. Le titre de la tribune du Monde où Catherine Deneuve a signé choque «  Nous défendons une liberté d’importuner, indispensable à la liberté sexuelle » déjà il y un a un anachronisme du temps. Dans les années 60, les hommes étaient peut-être moins agressifs envers les femmes quoique l’expression « droit de cuissage » était un mot à la mode à l’époque où nos mères avaient 30 ans. Aujourd’hui, on nous demande nos « 06 » sans ménagement ou « t’es bonne » sans oublier des vulgarités ou autres styles réjouissants quand « Madame promène son… » comme le chante des artistes rappeurs qui s’inspirent de Brel. Dans le cadre du travail, cela peut aussi emmener à une confusion des genres car parfois le genre humain est un peu « crocs-magnon » avec la gente féminine qui lui tient tête. Entre l’étymologie « liberté » qui signifie « condition de l’homme qui n’appartient à aucun maître » et celle du verbe « importuner » veut dire : « fatiguer quelqu’un d’une manière continue, […]

Europa Land, notre choix europrogressiste

20 ans après le « non à la France » de Jacques Delors et faute d’un espace politique cohérent et organisé, une voie europrogressiste est aujourd’hui possible en France. Nous assistons à la disparition des deux grandes coalitions politiques ayant fédéré la France depuis 1958. A gauche, la refondation d’Epinay a permis pendant 40 ans la cohabitation, dans une même coalition de gouvernement, de révolutionnaires et de réformistes pragmatiques. A droite, le poids du vote communiste a fondé un alliage entre hommes d’autorité, gaullistes sociaux, et libéraux. Nous voyons aujourd’hui mourir sur la Méditerranée du nouveau siècle ces deux grandes vagues. La fracture entre frondeurs et soutiens de l’Europe est si profonde qu’elle n’a pu se résorber. La démocratie française s’est déjà par deux fois renouvelée, en 1958 et 1981, dans de bruyants procès d’intentions. En 1958, on nous a promis un pronunciamiento, on nous annonça les chars soviétiques sur les Champs-Elysées en 1981. Aujourd’hui, l’absence dans le discours d’Emmanuel Macron des vieux « talismans » de la doxa politique éveille aussitôt la crainte du « vide »… Au-delà du choix d’une personne, l’expérience récente démontre que la réussite d’un quinquennat dépend de son assise centrale dans la société française. En réalité, comme pour 1958 ou […]

Fake to face

Ce 3 janvier, Emmanuel Macron a déclaré qu’un texte de loi sera présenté avant la fin de l’année pour lutter contre la diffusion de fausses informations en “période électorale”. Mais est-ce techniquement faisable ? Emmanuel Macron part en guerre contre les fake news. Lors de ses vœux ce 3 janvier, il a émit qu’un texte de loi serait bientôt déposé “pour protéger la vie démocratique de ces fausses nouvelles”. Rappelez-vous. A l’élection présidentielle de 2017, le mot-clé “MacronLeaks” faisait la “une” sur internet. Mais comment lutter efficacement contre ces hoax qui pullulent sur internet ? L’article 27 de la loi de 1881 sur la liberté de la presse, et l’article L97 du code électoral ne suffisent-ils pas ? Lutter contre les fake news implique de définir ce qui appartient à la désinformation, à la propagande politique et à la simple liberté d’expression. Le chef de l’État propose aux médias d’entamer une «réflexion» déontologique sur le sujet. L’expression « Fake News » est à double sens. C’est d’abord un phénomène nouveau. Ce phénomèe a pour seul but d’appâter des visiteurs depuis les réseaux sociaux grâce à des nouvelles spectaculaires, fabriquées de toutes pièces. Reprenant l’apparence de médias traditionnels, ils ont inventé des histoires abracadanbratesques […]

discours de la méthode 2.18 de notre président

Monsieur le président pour nos vœux s’est échangé à un Descartes des temps modernes. En oubliant personne, il nous a réécrit un peu de Montaigne : «  On dit communément que le plus juste partage que nature nous aye fait de ses graces, c’est celui du sens : car il n’est aucun qui ne se contente de ce qu’elle lui en a distribué. N’est-ce pas raison ? Qui verroit au delà, il verroit au delà de sa veue. » (Essais, II, 17). Macron nous a présenté, comme Descartes dans sa « Méthode », une provisoire morale, résumée en quelques maximes sur le « faire », « la fraternité », le travail, l’action, l’agir. Ces maximes conduisent à une méthode, un programme que notre président développera dans le corps social. Enfin, comme chez Descartes, la « Méthode Macron » présente des déclarations sur le rapport de l’homme à la nature par la fameuse phrase de Kennedy « Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays» , ce qui veut dire la même chose que chez Descartes : « rendre comme maîtres et possesseur de la nature ». Oui, décidément, en 17 mns 30, avec l’affiche « fraternité » à la droite du cœur, ce 31 décembre, j’ai vraiment pensé à l’époque de la Renaissance. Sauf qu’aujourd’hui, il […]

E viva la Catalunya

Attention, l’indépendance est sur un fil : mais elle n’offre pas pour autant une victoire massive : « Les Catalans ont montré encore une fois qu’ils ne sont pas contents avec le statu quo, mais je ne pense pas qu’il y a un choix très clair pour l’indépendance non plus », tempère Anton Leis, secrétaire général du Parti socialiste espagnol en France, interrogé par france info. « Le paradoxe, c’est qu’ils ont choisi le parti [Ensemble pour la Catalogne] qui est le moins disposé à faire un dialogue et à essayer de trouver des solutions. » Les trois partis indépendantistes ont obtenu une victoire technique et non populaire. Pour gouverner, les indépendantistes devront donc former une coalition et ce n’est pas gagné. Ces partis peuvent pâtir de leurs divisions et de leur programme trop flou. Ils ont des oppositions sur de nombreux sujets. Les tensions entre les formations se sont dégradées au fur et à mesure que la liste de Carles Puigdemont, Ensemble pour la Catalogne, montait dans les sondages par rapport au parti d’Esquerra Republicana de Catalunya d’Oriol Junqueras, ex-vice-président de la Catalogne. « Ensemble pour la Catalogne » de Puigdemont et la gauche républicaine de Catalogne ont choisi de faire campagne séparément et cela met une difficulté supplémentaire à trouver une […]

Osons une refondation de la politique de la ville

Près d’une quarantaine de députés, dont Cécile RILHAC, députée du Val d’Oise et membre du Comité national du Mouvement des Progressistes, élus des quartiers difficiles, apportent leur soutien à la politique qu’Emmanuel Macron veut mener pour réduire les inégalités sociales et territoriales. Quarante ans après son lancement, force est de constater que la politique de la ville, malgré de nombreuses réformes et certains succès locaux, n’a pas réussi à atteindre ses objectifs globaux de réduction des inégalités sociales et territoriales. Dans les quartiers prioritaires, le chômage atteint 25% (contre 9,5% dans l’ensemble de la France), l’emploi précaire concerne 21% des salariés (contre 13% en moyenne nationale) et 42% des foyers sont touchés par la pauvreté (soit trois fois plus qu’au niveau du pays). Les inégalités sociales persistent et se concentrent dans des territoires trop souvent délaissés, malgré 411 millions d’euros de crédits consacrés en 2017. Et la dégradation de la situation économique de la France, ces dernières années, ne peut expliquer à elle seule ces mauvais résultats. Trop souvent, les crédits dédiés à la politique de la ville viennent simplement compenser le désinvestissement d’autres institutions publiques. Il existe aujourd’hui une véritable relégation sociale, si bien que certains quartiers sont devenus […]

Egalité, Egalité vous avez dit… Egalité ?

Dans notre devise « liberté, égalité, fraternité », le deuxième point tient de l’idéal plus que de la réalité tant les écarts de situation persistent entre les citoyens. En résumé, et suivant les études de l’association « Observance » qui rassemble depuis 2013 une trentaine de chercheurs et d’experts, la France connaît des discriminations entre couches sociales de plusieurs ordres : – Discriminations financières : depuis 2013, plus d’un quart des revenus appartiennent à 10 % de la population française. Les plus riches possèdent à eux seuls plus du quart des revenus, soit dix fois plus que les 10 % les plus pauvres. – Discrimination entre les hommes et les femmes : les hommes gagnent 22,8 % de plus que les femmes. En 2014, l’écart entre hommes et femmes était de 442€ net par mois, les les femmes occupant davantage d’emplois à temps partiel ou peu qualifiés. Le taux de pauvreté commence dès l’école. – Discrimination à l’école : plus de 20 % des élèves issus de familles sans emplois et 10 % d’ enfants d’ouvriers ont déjà redoublé à l’entrée du collège contre seulement 3 % des enfants « cadres ». Dans les SEGPA (classes adaptées aux élèves en difficulté), 90 % des élèves ont des parents ouvriers, employés ou inactifs. Ces inégalités se retrouvent […]

En Avant Nice !

Le Projet En Avant Nice, né dans le solstice d’hiver, nous allons l’aborder au fur et à mesure que nous allons nous développer pour notre ville, sur notre département, sur notre région PACA. Nous partons de ces constats : – Depuis les années 90, la croissance de la population de la zone d’emploi de Nice ralentit pour s’établir aujourd’hui très en deçà de la moyenne régionale. Entre 2003 et 2008, le solde migratoire est légèrement négatif avec le reste de la France métropolitaine. Cela pourrait s’expliquer par des difficultés d’accès au logement, en lien notamment avec le coût du foncier. – L’emploi à Nice présente une double facette  bénéficiant à la fois d’activités caractéristiques des grands centres urbains mais aussi d’emplois touristiques en nombre élevé. Son économie est donc en partie soumise aux variations de la fréquentation touristique. – Pendant la période de crise de 2007-2009, l’emploi salarié a été plus durement touché que dans l’ensemble de la région, entraîné par l’ensemble des secteurs. Le taux de chômage reste significativement moins élevé qu’en moyenne régionale mais il rejoint néanmoins le taux national fin 2011, après s’être situé en deçà depuis une décennie. – Nice est la 6ème ville pour l’incubateur et la création […]

La situation des Roms à Marseille est indigne de notre pays

Dans l’indifférence générale, dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 décembre 2017, un homme de 35 ans a été retrouvé carbonisé après l’incendie d’un bidonville situé dans le 15ème arrondissement de Marseille, tout près de la passerelle de l’autoroute. Une quarantaine de Roms vivaient là et ont dû fuir ce brasier causé par la chute d’un brasero, selon les marins-pompiers. Nous ne pouvons plus fermer les yeux. Ce n’est pas la première fois qu’un tel drame se produit et que des familles se retrouvent, une nouvelle fois, démunies. Le terme « Roms » signifie « homme » en Romani, une langue très ancienne, qui remonte au XIème siècle. Les premières populations se sont déplacées du Gange en Inde puis ont émigré, très progressivement, en traversant l’Asie pour rejoindre l’Europe. Elles sont arrivées en France au XVème siècle. Les Roms sont alors reçus par les Aristocrates européens, auprès desquels ils ont trouvé une protection : l’un d’entre eux a édité, en Bohème (région de la République tchèque actuelle), un sauf-conduit, c’est pour cela qu’ils ont été nommés « Bohémiens ». Il y a eu sans doute bien des confusions, des interprétations diverses et politiques, pour qu’on les appelle également […]

Ce que la Corse nous apprend de la France

La Corse se met en marge de la République. Messieurs TALAMONI et SIMEONI, qui ont remporté les élections, défendent pour « leur pays » 4 revendications : une autonomie renforcée, l’amnistie des « prisonniers politiques », la reconnaissance de la langue corse et la reconnaissance d’un statut de résident. Cette victoire révèle deux phénomènes : l’ envie fondamentale de changement – pas seulement d’alternance – se traduit par des votes de nature totalement différente selon les circonstances. En effet, quel point commun entre Donald Trump et Emmanuel Macron ? Juste un homme qui incarne le dépassement et la performance de soi-même en dépassant les vieux schémas politiques. A l’heure actuelle, le rejet des partis et des systèmes politiques traditionnels, qui s’observe dans de nombreux pays occidentaux et dans des régions se disant indépendantes comme la Catalogne, va permettre la montée des nationalismes. Un nationalisme que nous devons contrer en bonne intelligence collective et en bienveillance commune. Anne LAROUTIS, MdP Vaucluse – Avignon

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2018 : de la dignité dans l’accueil des migrants ?

Voeux de Sébastien NADOT, député de Haute-Garonne, porte-parole du Mouvement des Progressistes (MdP)  » Ce n’est pas d’une « circulaire aux mesquines proportions » dont notre pays a besoin, c’est [...]