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Ambroise Croizat, communiste et progressiste

En tant que Ministre du Travail de novembre 1945 à mai 1947, il met en place le Régime Général de la Sécurité Sociale sur le territoire français, en collaboration avec le haut fonctionnaire Pierre Laroque. Dans son premier discours en tant que Ministre à l’Assemblée, le 3 décembre 1945, il affirme la priorité pour le gouvernement, que doivent constituer la Sécurité Sociale et la retraite des travailleurs âgés: « il faut en finir avec la souffrance, l’indignité et l’exclusion. Désormais, nous mettrons l’homme à l’abri du besoin. Nous ferons de la retraite non plus une antichambre de la mort, mais une nouvelle étape de la vie. »

Il est chargé d’améliorer le système de protection sociale (assurance maladie, système de retraites, allocations familiales), d’organiser la Sécurité Sociale en application des ordonnances des 4 et 19 octobre 1945, émanation directe du Conseil National de la Résistance (CNR). Les allocations familiales sont doublées puis il augmente de 50% la rémunération des heures supplémentaires et supprime l’abattement de 10% sur les salaires féminins. Il contribue à l’amélioration du droit du travail français en renforçant les comités d’entreprises, l’organisation et la généralisation de la médecine du travail, la réglementation des heures supplémentaires, le statut des mineurs. Surnommé le « Ministre des travailleurs », le nom d’Ambroise Croizat reste attaché aux grandes lois relatives au régime général de la Sécurité Sociale.

Son influence s’exerce aussi sur les projets concernant les Comités d’Entreprises, le statut des délégués du personnel, les conventions collectives, la prévention et la réparation des accidents du travail, le régime des prestations familiales.

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès ».

(Dernier discours d’Ambroise Croizat à la tribune de l’Assemblée Nationale en octobre 1950)

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