Classement des lycées : le hit parade des inégalités !

Le ministère de l’Education nationale vient de rendre public son classement annuel. Les grandes tendances départementales demeurent.
Les premières places sont trustées par les établissements privés qui bénéficient de politiques favorisant les possibilités de sélection d’entrée et de non inscription des élèves les plus en difficulté. Les résultats des établissements publics les mieux classés concernent des lycées situés dans des zones géographiques favorisées démontrant ainsi que les autres cumulent difficultés sociales et scolaires les soumettant inexorablement à la double peine.

En ce sens, la publication de ces pseudos « résultats » n’a pour effet que de renforcer une concurrence malsaine entre établissements déjà amplifiée par la suppression de la carte scolaire (décision autoritaire de plus en plus remise en question).
Il est inefficace et dangereux qu’au travers de tels classements, soient remis en cause les efforts et le travail accompli par les équipes pédagogiques. Au contraire, il est plus que temps d’évaluer les besoins réels de chacun en donnant à tous les moyens de remplir leur mission là
où ils se trouvent.
Comment accepter par exemple que, dans le tableau du ministère, le « taux de réussite » d’un lycée d’Argenteuil soit de 61 % et que son taux d’accès de la seconde au bac y soit de 48 % ?

Cela signifie que la République se satisfait de l’existence d’un échec scolaire massif dans cet établissement et a décidé qu’un lycéen sur deux ne pourra y envisager un avenir post bac où universitaire. Il y a là, un mépris et un cynisme insupportable.
Pour le MUP, il ne serait être question de se résoudre à cet état de fait : le rétablissement de l’égalité des chances entre lycéens du Val d’Oise (et d’ailleurs) doit être une priorité majeure, de l’Etat en tout premier lieu.

Pour cela, il faut mettre un terme à la politique de casse et de dénigrement de l’Education nationale et lui accorder les moyens nécessaires pour remplir sa mission auprès de tous les jeunes.

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