French Senate prepared to vote on a pension reform in Paris

«La classe politique pourrit par la tête», note Robert Hue dans son livre.

French Senate prepared to vote on a pension reform in ParisLE SCAN POLITIQUE – L’ex-candidat communiste à l’élection présidentielle publie Les partis vont mourir et ils ne le savent pas! (éditions l’Archipel). Ses relations avec Hollande, ses critiques sur le PCF, son nouveau mouvement, le Scan liste ce qu’il faut retenir de l’ouvrage à paraître le 20 août.

Le sénateur communiste du Val-d’Oise a pris la plume cet été. Son ouvrage, Les partis vont mourir et ils ne le savent pas! sera disponible dès mercredi 20 août. Le Scan l’a lu et vous note quatre éléments à retenir.

» Ses relations avec François Hollande

Lors de l’élection présidentielle de 2012, Robert Hue avait soutenu François Hollande, à la grande surprise de ses camarades, certains criant à l’opportunisme. Absent du gouvernement, Robert Hue ne semble pas regretter d’avoir participé à la campagne du socialiste qu’il a connu lorsqu’ils occupaient la tête de leurs partis respectifs. «Jamais l’amicale complicité née de cette période, il y a quelques dix-sept ans, ne s’est, à ce jour, altérée», écrit-il. Pour le parlementaire, «François Hollande est un interlocuteur chaleureux, attentif, dont on ne peut bouder l’intelligence. Il est d’autant plus redoutable qu’à la fin de toute discussion avec lui on peut avoir le sentiment qu’on est d’accord sur tout. C’est alors qu’il faut rester sur ses gardes!»

» L’extrême gauche favorise le FN

Au PCF, le parti que Robert Hue a dirigé de 1994 à 2003, nombreux sont ceux qui disent ne pas voir de différence entre François Hollande et Nicolas Sarkozy. Un argument qui hérisse le sénateur. «Considérer que les choix des socialistes au pouvoir s’inscrivent dans une logique délibérément social-libérale, voire néolibérale, identique à celle que pourrait conduire la droite de retour aux affaires, est excessif et politiquement faux», s’agace Robert Hue. «Ces thèses populistes du ‘tous les mêmes’ sont généralement véhiculées par l’extrême droite et aussi malheureusement par certains milieux d’extrême gauche qui empruntent dangereusement au registre de la facilité», note-t-il. Pour le sénateur, ce parallèle utilisé notamment par Jean-Luc Mélenchon, est un «comportement manichéen» qui «autorise la dérive des milieux populaires vers les populismes et l’extrême droite.»

» Robert Hue compte ses adhérents

En 2009, Robert Hue a lancé le Mouvement unitaire progressiste (MUP), prenant ses distances avec le PCF. L’influence de ce rassemblement est restée confidentielle. Mais l’élu a une autre lecture: «le Mouvement progressiste enregistre déjà plusieurs milliers de‘soutiens libres’, assure l’ex-candidat à l’élection présidentielle. Notamment «à travers celles et ceux qui ont rejoint les groupes initiés sur Facebook, ceux qui retweettent régulièrement nos travaux et propositions ou suivent une vidéo mise en ligne à notre initiative.» À 67 ans, Robert Hue est un sénateur 2.0.

» Critique des partis

Ancien patron du PCF, Robert Hue est critique avec tous les partis politiques. «De plus en plus consanguines, ces formations politiques ont perdu la noble ambition de se mettre au service de la société et des citoyens pour se concentrer sur l’unique objectif d’atteindre le pouvoir et de le conserver quoi qu’il en coûte.» Il poursuit:«la classe politique perdue dans un système qui la dépasse pourrit par la tête», affirme le parlementaire.

«Les partis vont mourir et ils ne le savent pas», Robert Hue, éditions L’Archipel, 17.95 euros, à paraître le 20 août.

Un article paru le 18 août 2014 sur LeFigaro.fr. Par Tristan Quinault Maupoil.

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