XavierBertelle

Loi dite Florange : Une première avancée bienvenue contre l’ultra-libéralisme.

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Cette loi faisait partie des 60 propositions du candidat François Hollande mais n’aurait jamais porté ce nom si la fermeture dramatique des derniers hauts-fourneaux à Florange, voulue par la Famille Mittal au nom d’un ultra-libéralisme et d’un capitalisme favorisant l’argent roi au profit du progrès humain, n’avait eu lieu cette année.

Je ne referai pas l’historique, tout a déjà était dit ou écrit sur le sujet. Simplement, contrairement à ce que la droite veut nous faire croire ou entendre, rappelons que la fermeture de ces hauts-fourneaux, prévue sous Sarkozy, avait juste été repoussée pour cause d’élections présidentielles et grâce à de petits arrangements avec Mittal et d’autres dirigeants de plusieurs entreprises dont la mise sous clé était prévue bien avant cette échéance.

Malheureusement, le gouvernement actuel a dû gérer ces fermetures dès son arrivée avec plus au moins de réussite. Concernant Florange, il nous semble tout de même juste de mettre à son profit l’absence de licenciement pour 629 salariés, ces derniers étant mutés dans la filière à froid d’Arcellor-Mittal suite aux pressions exercées sur les dirigeants.

Cela n’a malheureusement pas été le cas à Gandrande qui a connu des centaines de licenciements secs durant les années Sarkozy.

Que dit cette loi ?

Même si j’aurais préféré que ce plafond soit fait pour les entreprises de plus de 300 salariés.

D’après le texte de loi déposé la veille du 1er mai, si un chef d’entreprise de plus de 1 000 salariés ne cherche pas de repreneur, une pénalité d’un montant maximum de vingt fois la valeur mensuelle du Smic par emploi supprimé s’appliquera à lui. Cette pénalité sera cinq fois supérieure à ce que le chef d’entreprise devrait payer pour revitaliser le territoire en cas d’arrêt pur et simple de son activité.

Si l’on prend l’exemple d’Arcelor Mittal Florange, cette pénalité serait de 28 000 € multipliés par les 629 emplois de la filière liquide soit 17 612 000 EUROS.

Cette loi constitue donc bien un premier frein pour l’avenir contre l’ultra-libéralisme et la volonté de certains de fermer des entreprises pourtant rentables.

Avec cette loi, le Président François Hollande respecte une de ses soixante propositions et démontre aussi qu’il est soucieux du respect des droits des salariés.

Bien loin de la politique de Nicolas Sarkozy qui, lors de la fermeture programmée de Gandrange, ville située à côté de Florange, avait promis tout et son contraire pour terminer finalement avec des centaines d’emplois perdus sans aucune garantie ni aide et une grande désespérance humaine sur le bassin lorrain.

Avec le MUP, nous approuvons donc et nous réjouissons de cette loi qui va indéniablement dans le bon sens, celui de la protection des salariés, et nous espérons qu’elle sera adoptée et appliquée dans les meilleurs délais.

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