Répondre à la menace des pesticides ! Une question de santé publique !

         Malgré l’interdiction de l’usage de certains pesticides en Europe, ces derniers continuent aujourd’hui à y être fabriqués en toute légalité pour être ensuite exportés vers d’autres continents, d’autres pays, à l’instar du Brésil.

Des pesticides ainsi utilisés sans scrupule par le sinistre Bolsonaro qui, avec une consommation record de plus de 500 000 tonnes par an, a pu faire largement évoluer son agriculture productiviste. Et cela avec la complicité active de multinationales telles BAYER et BAS.

Des pesticides retrouvés ensuite dans des produits importés en Europe, en France, tels le soja, le café, le raisin ou les oranges…

Il y a urgence que cela change ! Nos gouvernants doivent prendre les mesures nécessaires pour régler cette question de santé publique !

Le Mouvement des Progressistes (MdP) souhaite que la France s’engage au niveau européen  pour que soit interdite la fabrication des produits dont l’utilisation est interdite chez nous !

Un engagement qui doit aller bien au-delà de la convention de Rotterdam qui précise que l’exportation de produits chimiques ne peut se faire qu’avec l’accord des pays importateurs.

Au delà de cela, le Mouvement des Progressistes réclame que la transition de l’agriculture vers un modèle qui n’utiliserait ni pesticide ni intrants chimiques de synthèse soit engagée.

La faisabilité d’une telle approche est démontrée par des études telles celle de l’IDRII (Une Europe agroécologique en 2050 : une agriculture multifonctionnelle pour une alimentation saine). Cette évolution nécessaire va plus loin que les mesures ponctuelles sur l’interdiction du glyphosate (Round Up de Monsanto), facteur d’induction de lymphome (5eme cancer le plus fréquent en France) ou des néonicotinoïdes destructeurs des abeilles et des autres pollinisateurs.

Le Mouvement des Progressistes renouvelle tout son soutien à Daniel Cueff, maire de Langouët (Ille et Vilaine), qui a été le 1er maire de France à interdire par arrêté les pulvérisations à moins de 150 mètres des habitations, un arrêté depuis suspendu par la justice.

La pseudo consultation du gouvernement visant à réduire à 5 ou 10 mètres cette distance minimale est ridicule. Qui contrôle la vitesse du vent ? Peut-on ignorer que, chaque année, des cultivateurs déclarent une maladie liée à l’usage de pesticides, avec des intoxications aigües cutanées et digestives ?

Une meilleure protection des riverains est réclamée par le Conseil d’Etat, cela va dans le bon sens !

Mais aujourd’hui, seuls 180 millions d’euros de la PAC sont spécifiquement orientés vers le bio sur un total de 9 milliards d’euros. Cela illustre le manque de volonté d’agir réellement pour arrêter de subventionner le système agricole chimique qui n’est pas rentable pour ceux qui le pratiquent mais extrêmement lucratif pour les vendeurs de semences, d’intrants et de produits phyto-sanitaires.

Enfin, le Mouvement des Progressistes (MdP) souhaite que les aides de la PAC soient à l’avenir conditionnées à une réduction drastique des intrants de façon à développer l’agriculture biologique, par un réel soutien qui anticipe l’actuel délai de conversion de 3 ans.

Jean Couthures, délégué national du MdP à l’Ecologie

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Auteur : Mouvement des Progressistes

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