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Robert Hue dénonce les « vieilles barbes » à Marseille

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Robert Hue. Un nom qui restera à jamais associé au Parti communiste, qu’il dirigea dix ans. Le sénateur du Val-d’Oise de 70 ans a, depuis, lancé le Mouvement des progressistes. Il présente aujourd’hui à Marseille son candidat à la présidentielle, Sébastien Nadot et son nouveau livre (Laissez la place !). Un appel au renouvellement de la classe politique ( il avait d’ailleurs soutenu Pape Diouf aux municipales en 2014). Même s’il défend encore François Hollande.

Sébastien Nadot est-il un candidat de plus à gauche ?
Robert Hue : Non. Sébastien est prof d’EPS à Toulouse, c’est un candidat citoyen de la vraie vie, pas un professionnel de la politique. Dans les primaires, il n’y a que des vieilles barbes qui ont toujours été dans la place… et je reconnais que je suis dans cette galerie de portraits ! Il faut laisser la place : d’ailleurs, je ne me représenterai pas aux sénatoriales.

Voilà pour la forme, mais que proposez-vous sur le fond ?
R.H. : Cela n’a aucune signification si ces propositions sont faites par des personnes qui ont tout promis et n’ont pas agi. 21 millions d’électeurs s’abstiennent. Si on n’apporte pas de nouvelles réponses, les extrêmes le feront.

Pensez-vous vraiment avoir les parrainages ?
R.H. : On se bat mais tout est fait pour empêcher les candidats citoyens. Mais nous comptons peser plus : le Mouvement des progressistes sera présent dans plus de 100 circonscriptions françaises. Avec minimum quatre candidats à Marseille.

Même Hollande ne trouve plus grâce à vos yeux ?
R.H. : Je l’ai soutenu en 2012 et j’ai soutenu les bonnes mesures. Mais j’ai aussi été sévère sur l’absence de souffle social.

Qu’avez-vous pensé du livre « Un président ne devrait pas dire ça » ?
R.H. : Pour des raisons tactiques, des membres de la majorité ont surdimensionné ce qu’il y a dans ce livre. Ils attendaient l’ouvrage de trop pour déferler et essayer de se placer. Je pense à Manuel Valls et d’autres ministres qui avaient rampé pour être au plus près du bon Dieu ! Niveau erreurs, Hollande ne nous a pas épargnés. Mais le bashing qu’il subit est insupportable.


Rencontre-débat, ce soir à 18 h 30 à La Passerelle, 26, rue des Trois-Mages (6e).

Un article de Sylvain Pignol paru dans La Provence le jeudi 3 novembre.

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