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L’emploi des seniors et la réforme des retraites

Repousser les départs à la retraite risque d’augmenter le taux de chômage des plus de 50 ans. En 2019, interrogé sur le départ à la retraite à 65 ans, Macron déclarait:  » Je me suis engagé à ne pas le faire, c’est mieux de faire ce qu’on a dit ».

Trois ans plus tard, il défend le principe d’un passage progressif à 65 ans en 2032, avec une clause de revoyure en 2027. En cas d’échec lors de la négociation avec les organisations syndicales et patronales, Macron se réserve le droit de passer au vote à l’Assemblée Nationale le texte de la réforme par un simple amendement dans la loi de financement de la Sécurité Sociale (PLFSS) ou un texte rectificatif début 2023.

La CFDT est montée au créneau, rappelant « qu’actuellement on licencie en fin de carrière et on fait des arrangements pour se séparer des seniors ». Des salariés se retrouvent en invalidité car ils ne peuvent aller jusqu’au bout de leur carrière. Au moment de liquider ses droits à la retraite, près d’un assuré sur deux n’est déjà plus en emploi.

Le pourcentage de personnes qui étaient en emploi juste avant la retraite a augmenté depuis une quinzaine d’années, particulièrement depuis que trois mesures ont été mises en place pour soutenir l’emploi des seniors: pour les plus de 57 ans, le CDD senior et le CDI inclusion (pour ceux qui travaillent dans des structures d’insertion par l’activité économique IAE), et pour tous les seniors le contrat de professionnalisation senior.

Le contrat de génération, autre mesure pour les seniors, associait le départ progressif d’un senior à une prime à l’entreprise, et à son remplacement grâce à un jeune de moins de 26 ans, avec si besoin la mise en place d’une formation adaptée au poste.

Mais en 2015, seulement 40300 contrats de génération ont été signés contre un objectif initial de 220000 contrats. La mesure a été abrogée par la suite en 2017.

Pour un changement notable dans les esprits des dirigeants d’entreprises et les responsables des ressources humaines, si le chômage continue à baisser et si les tensions sur le marché du travail persistent, il faudra que les entreprises n’aient plus le choix et soient plus enclines à garder au maximum ses employé-e-s seniors

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