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Les urgences médicales au bord de la crise de nerfs

Nous avons tous eu besoin, en journée ou en soirée, la semaine ou le weekend ou encore un jour férié, pour un bébé, un enfant, un grand père ou une grand mère ou pour nous même d’aller aux urgences.

La pénurie de médecin, la situation tendue due à la pandémie de COVID 19, le manque d’effectif rendent les choses aujourd’hui et depuis déjà un certain temps très compliquées.

Compliqué car, souvent laissés à eux même, sans médecin de garde accessible, les patients sont contraints de se rendre aux urgences de l’hôpital alors qu’une consultation dans un cabinet médical serait plus adaptée.

Compliqué car il y a aujourd’hui des déserts médicaux tant en milieu rural qu’en ville. Il y a aujourd’hui plus de médecins généralistes qui partent à la retraite que de médecins généralistes qui s’installent. Et cela se ressent un peu partout. 

Compliqué car les médecins urgentistes deviennent petit à petit des médecins généralistes et ne gèrent plus seulement les détresses vitales mais toutes sortes de pathologies plus ou moins graves. Sans compter les détresses sociales comme l’alcool et les tentatives de suicide.

Si les gens vont aux urgences, ce n’est pas pour rien…Le coût d’une consultation SOS médecins s’élève à 80 euros qu’il faut avancer…et les maisons médicales ouvertes la nuit ne sont pas implantées partout…

Alors, je me demande, est-ce que nous sommes en train de perdre notre hôpital public ? Est-ce que nous allons passer au modèle américain et voir sortir de terre des hôpitaux privés ne permettant plus au plus démunis de se soigner dignement ?

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