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Les urgences médicales au bord de la crise de nerfs

Nous avons tous eu besoin, en journée ou en soirée, la semaine ou le weekend ou encore un jour férié, pour un bébé, un enfant, un grand père ou une grand mère ou pour nous même d’aller aux urgences.

La pénurie de médecin, la situation tendue due à la pandémie de COVID 19, le manque d’effectif rendent les choses aujourd’hui et depuis déjà un certain temps très compliquées.

Compliqué car, souvent laissés à eux même, sans médecin de garde accessible, les patients sont contraints de se rendre aux urgences de l’hôpital alors qu’une consultation dans un cabinet médical serait plus adaptée.

Compliqué car il y a aujourd’hui des déserts médicaux tant en milieu rural qu’en ville. Il y a aujourd’hui plus de médecins généralistes qui partent à la retraite que de médecins généralistes qui s’installent. Et cela se ressent un peu partout. 

Compliqué car les médecins urgentistes deviennent petit à petit des médecins généralistes et ne gèrent plus seulement les détresses vitales mais toutes sortes de pathologies plus ou moins graves. Sans compter les détresses sociales comme l’alcool et les tentatives de suicide.

Si les gens vont aux urgences, ce n’est pas pour rien…Le coût d’une consultation SOS médecins s’élève à 80 euros qu’il faut avancer…et les maisons médicales ouvertes la nuit ne sont pas implantées partout…

Alors, je me demande, est-ce que nous sommes en train de perdre notre hôpital public ? Est-ce que nous allons passer au modèle américain et voir sortir de terre des hôpitaux privés ne permettant plus au plus démunis de se soigner dignement ?

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Commentaires

2 réponses

  1. Vers un « hôpital entreprise »
    Un premier axe de critique concerne le mode de direction de l’hôpital. Selon la loi, le directeur d’hôpital définit la politique médicale (sur avis consultatif de la commission médicale d’établissement), nomme et licencie y compris les médecins, chefs de pôle et de service. Le directeur est contrôlé par le directoire, le conseil de surveillance et l’Agence régionale de santé (ARS).

    Parmi les critiques, le sociologue Frédéric Pierru (spécialiste des politiques de santé au CNRS) pointe « la chaîne de pouvoir qui va du ministère de la Santé jusqu’au directeur d’hôpital, en passant par le directeur des agences régionales de santé, établie pour contourner les intérêts locaux et médicaux »6. Une première critique est donc le pouvoir politique vertical. À l’inverse, le pouvoir local du maire sur l’hôpital de sa ville mise en place est ainsi réduit. De même, les médecins sentent une réduction de leur pouvoir dans l’hôpital, n’ayant qu’un avis consultatif au sein de la commission médicale d’établissement. C’est l’un des éléments qui fait craindre à certains que la logique économique passe avant la logique médicale. Le professeur Bernard Debré (hôpital Cochin, député UMP de Paris) explique ainsi en avril 2009 que « Nous sommes en révolte parce que nous croyons que le pouvoir qu’ont les médecins de proposer un projet médical pour l’hôpital ne leur appartiendra pas : ce sera le directeur qui l’aura, avec une vision uniquement comptable. »7.

    La loi prévoit également que le directeur d’hôpital ne soit plus systématiquement issu de l’École des hautes études en santé publique, mais pourra être recruté sur CV, venant du secteur privé. Les critiques craignent que cela n’ouvre la voie à des « directeurs mercenaires », uniquement là pour rééquilibrer les comptes, sans sensibilité et souci médical.

    Globalement, les adversaires de la loi dénoncent la logique d’« hôpital entreprise » contenue dans cette réforme8.

    En 2017, face aux restructurations autoritaires et aux guerres de pouvoir au sein des hôpitaux, la loi est de nouveau dénoncée par rapport à l’accroissement du nombre de suicides au sein du personnel hospitalier qu’elle aurait engendré9.

    Sur les suppressions d’emplois
    La critique est également financière alors que des suppressions d’emplois sont prévues parallèlement. En prévision de ce nouveau plan d’économie, les présidents de Comités consultatifs médicaux (CCM) des hôpitaux de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris ont adressé, le 5 novembre 2008, à la ministre de la Santé une lettre ouverte intitulée Sauver l’hôpital public. Ils y dénonçaient des « restrictions budgétaires sans objectifs médicaux ni de santé publique clairement identifiés » et les « économies à très court terme et à tout prix », jugeant que la « qualité » et l’« accès aux soins pour tous » allaient « pâtir » de cette réduction des dépenses10.

    Publicité à destination des enfants et épidémie d’obésité
    Une poignée de députés avaient déposé un amendement visant à interdire la publicité pour des aliments trop gras ou trop sucrés dans les programmes pour enfants à la télévision, pour juguler l’épidémie d’obésité qui sévit en France11, à l’instar d’autres pays européens comme la Suède ou le Royaume-Uni. L’amendement fut rejeté.

  2. Comment inverser l’organisation « d’hôpital entreprise », la course à la rentabilité … la rationalisation des actes médicaux selon selon la durée d’alitement ?

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