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Sébastien NADOT : « Pourquoi j’ai voté contre le budget 2019 »

3 priorités avaient été fixées par le gouvernement pour le budget 2019 : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

Ce projet de loi de finances ne me parait pas en mesure d’atteindre les objectifs fixés, particulièrement en ce qui concerne le quotidien d’une majorité de Français et la nécessaire transition écologique.

J’ai été élu représentant de la nation à la faveur du renouvellement de 2017 qui cristallisait déjà le désarroi des Françaises et des Français – et le désaveu – à l’égard de la classe politique. Je ne souhaite pas m’inscrire dans la République jacobine des partis politiques, mais dans celle de l’intérêt général et de l’écoute attentive des aspirations des Françaises et des Français. Aussi, j’ai décidé de voter contre ce budget.

Un gouvernement solitaire dans l’exercice budgétaire

L’action parlementaire (Assemblée nationale et Sénat) a très peu fait évoluer le projet initial du gouvernement. La représentation nationale n’a pas été suffisamment entendu pour que le budget 2019 intègre les réalités de terrain et les aspirations d’une majorité de Français. Cet exercice budgétaire tord le bras de Montesquieu avec tant de vigueur !

Le dirigisme gouvernemental n’a pas non plus épargné les collectivités territoriales et n’a pas su intégrer les aspirations et inquiétudes des premiers acteurs de la démocratie locale : maires et conseils municipaux. La verticalité du pouvoir est sans doute nécessaire. L’absence de concertation dans les phases de prise de décision n’est pas satisfaisante.

Réduire la dépense publique comme seule boussole

Réduire la dépense publique en réduisant les services à « forte relation humaine » ressort d’un calcul à court terme, ni suffisamment expliqué, ni émanant d’une volonté populaire. Le périmètre de ce qui ressort de l’action publique (et de son financement public) doit être discuté, après quoi seulement réorganisations et réductions budgétaires peuvent s’ensuivre. Le monde associatif, maillon essentiel de notre organisation sociale, est notamment très inquiet.

La contribution commune de chacun inégalement répartie

La contribution fiscale pour subvenir au financement des politiques publiques reste trop inégalement répartie, se faisant contraire en cela à l’article 13 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui considère qu’elle doit être « également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés. »

Protéger et investir sur l’avenir ?

Plan santé 2022, plan pauvreté, emploi : les grandes difficultés sociales ne sont pas suffisamment prises en compte. Libérer le travail et l’économie ne peut s’affranchir de nouveaux filets de protection des individus.

Investir sur l’avenir suppose, à minima de porter un effort considérable sur la transition écologique, l’éducation et la recherche, la santé, en particulier l’accompagnement du vieillissement. Dans ces matières, le budget ne traduit ni saut quantitatif, ni saut qualitatif.

Chacun a le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé.

Toute personne a le devoir de prendre part à la préservation et à l’amélioration de l’environnement.

La Nation assure à l’individu et à la famille les conditions nécessaires à leur développement.

Sébastien NADOT, député de Haute-Garonne (Toulouse Sud et Lauragais) et porte-parole national du Mouvement des Progressistes

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Commentaires

2 réponses

  1. Bravo et merci à toi Sébastien !

    Tout à fait d’accord !
    Le rôle d’un gouvernement c’est d’abord loger son peuple !
    Ne pas laisser ses concitoyens mourir dans la rue…
    non assistance à personne en danger…

  2. Je ne comprends pas cette exclusion ! Je comprends le fait de voter contre un budget inapproprié.

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