Le Mouvement des Progressistes soutient le mouvement lycéen et souhaite que ses revendications reçoivent une réponse budgétaire conséquente.
L’attitude d’Emmanuel Macron après la journée chaotique du 17 octobre, rejetant toute la responsabilité des violences sur des “casseurs” mêlés à des manifestants légitimes, n’est pas à la hauteur des enjeux de cette crise qui révèle un malaise profond.
Oui, depuis le 18 octobre, la violence se libère de tous côtés. Mais c’est notamment parce que la police l’a utilisée de façon disproportionnée en adoptant des stratégies de maintien de l’ordre discutables.
Des jeunes ont été mutilés. Pourquoi ? Parce qu’ils demandaient de meilleures conditions d’étude. Et surtout parce qu’ils ont fait peur au gouvernement.
La multiplication historique des gardes à vue de mineurs, près de 8000 en un mois, n’a été utilisée que pour les intimider. La violence manifestée ou tolérée par une partie d’entre eux, sur laquelle il ne faut pas se voiler la face, n’est peut-être qu’une réaction face à des institutions qu’ils jugent inefficaces, injustes, voire tout simplement hostiles. Et ceci, depuis tant d’années. Leurs aînés, leurs parents ont déjà subi les mêmes conditions dégradées.
En Seine-Saint-Denis, d’où le mouvement est parti, il y a bien longtemps que les syndicats enseignants dénoncent l’état des établissements, le manque de professeurs, et la révoltante inégalité des chances qui en découle pour les élèves.
Face à Parcoursup, un excellent élève d’une banlieue populaire ne verra pas offrir les mêmes perspectives qu’un excellent élève d’un quartier plus favorisé. Et pour cause, il n’aura pas bénéficié du même nombre d’heures d’enseignement ! Il y a là scandale, il y a là violence institutionnelle, alors qu’on enseigne à nos enfants que la devise républicaine Liberté, Egalité, Fraternité ne se compose pas de vains mots.
Cette devise, les lycéens mobilisés l’ont prise au sérieux, et ils méritent tout notre soutien.
